Une victoire, et pluie c’est tout

C’était hier soir l’ouverture de ce « boxing day » qu’on nous a vendu depuis plusieurs semaines dans les médias comme LE rendez-vous à ne pas manquer. Le match entre Toulouse et Bayonne a sans doute davantage relevé d’un « boring day » que d’un happening festif. La faute à la pluie, qui tombait en abondance sur le stade Ernest Wallon. Une pluie dense, douchant toute velléité de jeu au large, confinant l’essentiel des débats au petit périmètre.

Inutile de dire que ce type de jeu restrictif n’a pas favorisé les situations d’essais. Et c’est au pied que les 45 points de la rencontre ont été inscrits, dont 30 pour le seul Lionel Beauxis. L’ouvreur du Stade Toulousain hier soir (Luke McAllister étant repositionné au centre) a affiché un niveau de jeu très intéressant. Malgré quelques erreurs sur des coups de pied de déplacement, il a, comme la semaine passée, tiré son épingle du jeu. Il a ainsi marqué deux drops bienvenus alors qu’il n’y avait pas de situation d’essai évidente pour Toulouse, réussi une jolie percée plein champ et, surtout, l’ancien Parisien a réalisé un sans-faute sur ses tentatives de pénalité. Même si les conditions climatiques n’ont pas permis de le voir dans les conditions tactiques « habituelles » du Stade, qui réclament de l’ouvreur des qualités d’animation hors pair, ce qu’on a vu hier soir qualifie sans problème Lionel Beauxis dans la course à la sélection (annoncée le 5 janvier prochain).

On pensait que la pluie faciliterait un peu la tâche des Bayonnais, que leur coach, Jean-Pierre Elissalde, avait « recentré » sur les fondamentaux du rugby (combat, conquête, occupation) en attendant des jours meilleurs. Malheureusement pour les Basques, les Toulousains n’ont pas cédé le moindre pouce de terrain, attaquant leurs adversaires en férocité et provoquant un nombre considérable de pénalités en leur faveur. L’indiscipline bayonnaise fut patente, à moins qu’il ne faille considérer que les coups de sifflets à son encontre ne faisaient que sanctionner la domination Toulousaine.

De ce match, on ne retiendra pas grand chose : l’hommage sympathique d’Ernest-Wallon à Cédric Heymans, revenu sur le pré toulousain sous les couleurs bayonnaises, l’échauffourée entre Florian Fritz et Rob Linde (étonnant, non ?) et la statistique impressionnante du Stade Toulousain qui a enchaîné une 7ème rencontre sans défaite en Top 14.

Onze victoires et un match nul en 14 journées, le Stade maintient son rythme. Un rythme de champion, pas seulement d’automne…

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