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Mai 11

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Un lien de coach à effet

Patrice Collazo n’entrainera plus La Rochelle. La faute à des incompatibilités d’humeurs entre membres du staff, auxquelles la rumeur a ajouté des motifs scabreux, rumeur que le club a fermement – et fort justement – condamnée. Le coach rochelais, qui avait conduit l’équipe des « maritimes » des combats de ProD2 aux joutes pour les Brennus et la Champions Cup, et dont le contrat avait été renouvelé il y a peu, ne sera donc plus aux commandes la saison prochaine.

Le feu couvait visiblement depuis quelque temps, et on ne peut s’empêcher de penser que celui-ci n’est pas sans rapport avec les résultats décevants enchaînés par la formation charentaise depuis plusieurs mois, la privant de phases finales cette saison, elle qui avait failli disputer la première finale de première division de son histoire l’an passé.

Il faudrait être journaliste, et non un simple blogueur, pour mesurer ce que la dégringolade rochelaise doit  à la mésentente larvée puis ouverte survenue entre les membres du staff. A l’appui d’une telle hypothèse, on relèvera cependant que dans deux équipes qui,  elles aussi, ont connu une (très) mauvaise saison 2017-2018, de pareils épisodes conflictuels ont débouché sur le départ d’un ou plusieurs entraîneurs.

Ainsi au CA Brive-Corrèze Limousin, la descente au classement du Top14 a coïncidé avec l’éviction de son manager, Nicolas Godignon, dont le discours ne passait plus, semble-t-il, auprès de ses joueurs. Le départ du manager briviste avait été précédé de celui de Philippe Carbonneau, pour des motifs qui n’ont pas été clairement donnés, mais qui pourraient bien trouver leur source dans les relations entre les deux hommes.

Autre club passé au travers de sa saison, l’Union Bordeaux-Bègles. Pas aidée il est vrai par la défection de Jacques Brunel pour cause de XV de France, l’UBB a de surcroît pâti des problèmes relationnels entre Rory Teague, promu entraîneur en chef et Jeremy Davidson, en charge des avants, problèmes qui ont abouti au départ de ce dernier vers…Brive.

Difficile, au final, de ne pas imaginer un lien « de coach à effet » entre ces brouilles intestines et les échecs de formations concernées. Elles illustrent en tout cas l’impérative nécessité pour un club de disposer d’un staff solide sur ses fondations. Cela ressemble à du bon sens : comment fédérer un groupe, lui donner une cohésion à l’épreuve de l’échec si l’exemple n’est pas donné par ceux chargés de l’encadrer ?

Les épisodes rochelais, brivistes et bordelo-béglais illustrent également  l’importance du facteur humain dans le management, qui ne saurait reposer sur les seules compétences tactiques et techniques des coachs mais aussi et avant tout sur leur capacité à créer du lien. Et d’abord entre eux, ce qui, on le constate, n’est pas forcément évident.

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