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Déc 04

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Un cataplasme sur une jambe de bois

Alors que, comme en réponse aux attaques dont il est la cible, le Top14 a offert aux amateurs un week-end de matchs débridés une semaine après la quasi-défaite du XV de France face au Japon, Bernard Laporte poursuit sa réflexion sur l’avenir de Guy Novès.

Ce dernier, qui affiche déjà l’un des plus mauvais palmarès de sélectionneur de l’histoire deviendra-t-il de surcroît le premier à être remercié avant la fin de son mandat ? Visiblement gêné aux entournures, le président de la FFR ne se précipite pas. Il pourrait même choisir le statu quo, malgré ce que ce non choix impliquerait pour son image, construite autour de sa capacité supposée à faire avancer le paquebot fédéral et ses passagers.

Il faut dire que Laporte-président n’a plus la même liberté de ton et d’action que Laporte-candidat. D’autant que Laporte-président est de nouveau Laporte-candidat puisqu’il ne fait pas mystère de son envie de deuxième mandat. Tout cela complique singulièrement les marges de manœuvre de celui qui doit ménager ses soutiens et, si possible, éviter de vider les caisses fédérales avec des indemnités de licenciement pour un résultat très incertain.

Car, sur le fond, l’éviction de Guy Novès changerait-elle grand-chose à la situation préoccupante de l’équipe nationale ? L’hypothèse d’un électrochoc sur les sélectionnés ne convaincra personne. Quant à trouver un coach capable de « comprendre la nouvelle génération d’internationaux » et de mobiliser les troupes autour d’un projet de jeu efficace à défaut d’être spectaculaire, ce que ne semble pas parvenir à faire Novès, il faut se demander si Jacques Brunel, très sollicité actuellement par le président, ou même Fabien Galthié ou Pierre Mignoni, tous deux en difficulté (passagères) dans leurs clubs respectifs répondent vraiment à ce cahier des charges.

Nul doute que le renvoi de Guy Novès aurait plus des allures de cataplasme sur une jambe de bois qu’autre chose. Le rugby français de 2017 n’est plus celui de 1992, quand Pierre Berbizier, prenant la suite d’un Daniel Dubroca « démissionné », avait patiemment reconstruit le XV tricolore, ni même celui de 2000, avec l’arrivée d’un jeune coach innovant nommé Bernard Laporte qui a su proposer de nouveaux schémas de jeu à des joueurs assez doués pour les mettre en oeuvre.

Aujourd’hui, ce n’est pas d’un cataplasme dont notre rugby a besoin mais bien d’un traitement en profondeur.

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