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Mai 24

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Stade français : l’argent du Boer

Pour la deuxième saison consécutive depuis l’arrivée du Docteur Wild à sa tête, le Stade français a échoué à se qualifier pour les phases finales du Top14. Pourtant ambitieux, et doté par son riche président de moyens financiers à la hauteur de ses objectifs, le club de la capitale devra non seulement regarder les barrages et les demies à la télévision, mais également se contenter de disputer le Challenge européen plutôt que la Champions Cup.

Pourtant, cette saison, le docteur Wild avait placé des espoirs légitimes dans son manager, le sud-africain Heyneke Meyer, ancien sélectionneur des Springboks, et ses prestigieuses recrues (Yoann Maestri, Gaël Fickou ou encore Nicolas Sanchez). Las, après une année qu’on pouvait imaginer comme celle de la transition d’avec l’ère Thomas Savare, prédécesseur de Wild, la saison 2018-2019 ressemble assez sensiblement à sa devancière.

Les raisons avancées par les observateurs attentifs de la formation parisienne tiennent du sportif et des coulisses. Visiblement, la méthode Meyer fonctionne moins bien en club qu’en sélection. Et l’absence de véritable concurrence au sein du groupe, dans lequel Meyer a constitué une ossature quelque peu figée, a cristallisé un certain mal-être chez plusieurs joueurs.

Le Sud-Africain, qui s’était engagé à ne pas faire comme Jake White à Montpellier, a cédé à la tentation identique de faire appel à des compatriotes (plutôt afrikaners) au détriment de jeunes locaux. Même si, dans les faits, le nombre de sud-africains dans l’effectif apparaît limité, le recours à des jeunes, bien que réel, apparaît plus contraint par les événements que le fruit d’une politique volontariste du manager.

Mis en cause plus ou moins directement, Heyneke Meyer conserve la confiance de son président. Jusqu’à quand ? Il semble que le docteur Wild ne rechigne pas pour la saison prochaine, à mettre la main encore une fois à son portefeuille particulièrement bien garni. Mais en rugby comme ailleurs, l’argent ne fait pas seul le bonheur. D’autant qu’il se dit que le respect du salary cap constituerait un dossier très problématique pour le mécène suisse.

Il faut espérer pour le Stade français et ses supporters que Meyer trouve la bonne formule la saison prochaine. Dans le cas contraire, le bon docteur Wild pourrait choisir un traitement moins homéopathique à l’égard de son entraîneur « boer » et finir par décider d’utiliser autrement son argent. Voire peut-être, ailleurs, murmurent les plus pessimistes

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