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Nov 18

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Rester positif

Tous les compétiteurs vous le diront, seule la victoire est jolie. Alors, même si elle a été acquise face à un adversaire très loin de son meilleur niveau, même si on trouvera encore à redire sur l’animation offensive et les carences défensives du XV de France à dix mois d’une compétition qui ne souffrira pas l’à peu près, il ne faut pas bouder le plaisir simple d’un succès large, agrémenté de trois essais, après neuf mois de disette.

L’entame parfaitement ratée des Tricolores, sanctionnée d’un essai argentin qu’on craignait être le premier d’une longue série, ne les a pas assommés, révélant une solidité mentale dont on doutait après la déconvenue sud-africaine une semaine plus tôt. Patiemment, et malgré plusieurs choix individuels discutables, les hommes de Jacques Brunel ont su exploiter des failles défensives argentine plutôt inhabituelles mais bienvenues pour transformer leur domination en points. Et si les Pumas ont paru retrouver par moment le fil de leur jeu, ils n’ont jamais vraiment inquiété la défense française.

Avant le match, Nicolas Sanchez, l’ouvreur argentin, déclarait que l’équipe qui remporterait ce match gagnerait celui qui opposera les deux formations en phase de poule de la prochaine coupe du monde. On accepte bien volontiers l’augure, même si, il faut l’avouer, il est difficile d’imaginer que ces Pumas offriront la même perméabilité défensive et une identique inconstance offensive dans dix mois.

En attendant, on espère que Jacques Brunel aura la chance de travailler dans la continuité avec un groupe stable et de bénéficier de l’apport d’un Gaël Fickou transfiguré depuis son arrivée au Stade Français et d’un Mathieu Bastareaud qui n’est certainement pas le prototype du trois-quarts centre à la mode internationale mais dont le XV de France ne peut pas se passer actuellement. Ce joueur atypique réussit même, à trente ans révolus, à faire évoluer son jeu pour le rendre moins frontal pour contribuer à donner de la fluidité à l’attaque tricolore.

Bien sûr, la comparaison du match d’hier soir avec celui qui s’est disputé un peu plus tôt à Dublin entre l’Irlande et la Nouvelle-Zélande est assez douloureuse, tant les deux meilleures équipes mondiales semblent pratiquer un rugby d’une tout autre dimension. Mais il faut rester positif, en retenant ce qui a fonctionné lors des deux premiers Tests de la Tournée d’automne et en travaillant ce qui peut l’être d’ici la prochaine Coupe du monde. A cet égard, le Tournoi 2019, avec des déplacements en Angleterre et en Irlande, constituera une étape cruciale de la préparation du groupe français.

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