RCT : cette fois, la valse n’a pas mis le temps

L’arrivée de Patrice Collazo au Rugby club toulonnais, annoncée depuis quelques jours, avait provoqué des interrogations sur le sort de l’actuel manager, Fabien Galthié. Nombreux étaient ceux qui doutaient de la viabilité d’une situation dans laquelle le coach principal du RCT se serait retrouvé adjoint de Collazo. Question d’orgueil, en particulier.

Les doutes sont aujourd’hui levés. Après une seule année aux commandes de l’équipe varoise, Fabien Galthié va quitter le club et pouvoir exercer ses fonctions de consultant à temps plein pour France télévision. Avec une indemnité de départ estimée à un demi-million d’euros en guise de sanction d’une saison vécue assez logiquement comme un échec par le président Boudjellal.

Depuis le départ de Bernard Laporte en 2016, le RCT enchaîne les entraîneurs avec une fréquence à faire pâlir de jalousie un club de football. Cependant, la valse hésitation aura cette fois été courte, à la différence de la saison précédente qui avait vu Diego Dominguez débarqué après plusieurs mois de tergiversations puis se succéder Mike Ford et Richard Cockerill.

Selon ses dires, le « feeling » du président Boudjellal à l’égard de Patrice Collazo est bon. Il semble que c’était aussi le cas pour Fabien Galthié et, avant lui, Mike Ford. Méfiance donc, sur cette première impression qui n’est pas toujours la bonne pour le président varois.

L’ancien manager du Stade rochelais, qui a connu des belles réussites avec les Maritimes mais aussi une fin de saison très insatisfaisante, peut-il réussir à Toulon ?

D’abord, il faut  souligner que le nouvel entraîneur toulonnais est natif de la Seyne-sur-Mer. C’est plutôt un atout pour comprendre l’environnement du club. Ensuite, Patrice Collazo a démontré sa capacité à gérer des internationaux et des stars. Reste que  son tempérament soupe-au-lait devra s’accommoder d’un vestiaire rempli de caractères aussi trempés que le sien. Le mélange peut-être détonnant, mais il peut aussi propulser le RCT au sommet du Top14 et de la Champions Cup.

L’enjeu pour Mourad Boudjellal est de parvenir à stabiliser le club sur le plan sportif et lui redonner une sérénité qui le fuit depuis la fin de l’âge d’or laportien. Car cette stabilité est l’un des facteurs clé pour l’avenir financier du RCT et les projets d’ouverture aux capitaux extérieurs auxquels le président varois ne fait pas mystère de travailler. En d’autres terme, il serait bon de mettre fin à la valse des entraîneurs pour s’éviter celle des investisseurs.

Lien Permanent pour cet article : http://renvoiaux22.fr/WordPress3/rct-cette-fois-la-valse-na-pas-mis-le-temps/

Laisser un commentaire

Votre adresse ne sera pas publiée.