Qu’est-ce que la Géorugbystique ?

Renvoi aux 22 est heureux d’accueillir Antoine Duval dans ses colonnes. Amateur de rugby (on s’en doute), Toulonnais (bon sang ne saurait mentir…), Antoine poursuit de front de brillantes études et des activités associatives où il est question de ballon ovale (on y reviendra prochainement). Auteur d’un ouvrage intitulé Géorugbystique, il nous explique ce concept dans son premier article pour Renvoi aux 22. Un concept dont l’intérêt nous a paru justifier une rubrique dédiée qui lui a été confiée.

Vous pourrez également retrouver ses contributions, signées de son nom, dans les autres catégories, au gré de ses inspirations.

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J’ai longtemps arpenté les chemins de l’Ovalie, le territoire sans frontière des amateurs de rugby. C’est un monde où l’on se rencontre plus qu’on ne se croise nous dirait Daniel Herrero. Sans le savoir, cette légende du rugby français cachait sous son bandeau bien plus qu’une parole en l’air, il résumait en une phrase l’essence de la Géorugbystique.

Si je ne prétends pas être le premier à utiliser ce mot si grâcieux qu’est celui de Géorugbystique, je pense avoir été le premier à l’identifier, à en tracer les contours et à analyser ses particularités. Une notion, c’est comme une femme, on l’admire, on en caresse les contours, on s’y intéresse mais aussi on prend goût à ses limites, on s’applique à l’apprivoiser telle qu’elle est sans pour autant ne jamais réussir à la cerner. Et c’est ça qui me passionne dans ce qu’on appelle plus communément la géopolitique du rugby.

Géorugbystique est un néologisme clinquant dans un XXIe siècle où l’on commence enfin à s’intéresser à l’État du monde. Seulement, beaucoup trop l’ignorent toujours. Tous, ici, aimons le rugby, mais peu aiment ce qui se passent autour. La vérité, si vous voulez la connaître, c’est que j’admire davantage ce qui entoure le match que ce qui se passe pendant quatre-vingts minutes sur un rectangle d’herbe. Vous non ? Ça ne m’étonne pas, mais croyez-moi, je vais tout mettre en œuvre pour vous faire changer d’avis.

En 2009, Clint Eastwood a tout faussé. En génie du cinéma, il a su attirer l’ensemble des amateurs d’un sport qu’il ne connaissait pas dans les salles pour s’émerveiller devant Morgan Freeman et Matt Damon. Vous l’avez bien compris, je parle du jour où il a sorti Invictus. Ce jour-là c’est toute une représentation du rugby et des relations internationales qui a été créée. Mais cette représentation, si elle n’est pas fausse pour autant, est trop restrictive. Personne n’a pris la suite d’Eastwood, et pourtant il y a de quoi dire. Certains auteurs, et notamment John D’Eathe ou Larry Writer ont évoqué de nouveaux aspects de la géopolitique du rugby mais jamais ils n’ont parlé de Géorugbystique. Jamais ils n’ont su évoquer l’ensemble des forces qui régissent le rugby international, aussi bien sur les plans économique que politique ou social de manière holistique. Je ne prétends pas non plus savoir le faire mais je prétends du haut de mes 20 ans avoir le droit d’en avoir l’ambition.

Je sais, vous vous demandez comment un jeune homme de vingt ans peut prétendre vous expliquer un rugby qu’il n’a pas connu, le rugby amateur, le rugby de Spanghero, la première Coupe du monde… Mais c’est là que réside mon avantage. Je n’ai pas connu tout cela, et je suis capable de l’aborder différemment. Laissez-vous guider par les articles que vous lirez, prenez de la hauteur à mes côtés, faites-vous votre propre avis, laissez-moi vous parler de tout ce qu’il y a autour du pré, de tout ce qu’on ignore trop souvent, de Géorugbystique.

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