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Mai 17

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Paris Sevens, le début d’une tradition ?

Du soleil, du spectacle, un public nombreux, chamarré et bruyant (dans le bon sens du terme), un esprit résolument festif, la deuxième édition du HSBC Paris Sevens a été un vrai succès. Et bien que l’équipe de France n’ait pas été tout à fait à la hauteur de l’événement, le stade Jean-Bouin qui accueillait la manifestation a vibré d’ondes positives deux jours durant.

Sans conteste, il s’est passé quelque chose ce week-end. Il est naturellement trop tôt pour se prononcer sur la pérennité du Paris Sevens, mais force est de constater que l’enfant est bien né et que les fées semblent s’être penchées sur son berceau. Même un incident qui aurait pu, dans d’autres circonstances, provoquer des incidents, a donné lieu à un surcroît d’enthousiasme et de sourires dans les tribunes. On veut bien sûr parler du fameux « Homme en slip », dont le comportement jugé dangereux (pour lui : il se tenait debout sur une rambarde pour animer son coin de tribune) lui a valu d’être expulsé par la sécurité du stade au grand dam du public. Ce dernier a donc passé une bonne partie de l’après-midi à réclamer le retour de « l’homme en slip » sur un mode chambreur et ironique dont les réseaux sociaux comme les médias plus traditionnels se sont faits les relais.

Au terme de deux journées de compétitions, ce sont les Sud-Africains – épouvantails du circuit cette saison avec cinq victoires en neuf étapes – qui l’ont emporté devant d’étonnants Ecossais qui les avaient pourtant battus en poule. Les « Blitzbokke » ont dominé leur sujet en finale, tout comme les Néo-Zélandais face aux Anglais dans le match pour la troisième place. La dernière levée londonienne, le week-end des 20 et 21 mai sera disputée pour l’honneur, les septistes sud-africains ayant avant même l’étape parisienne remporté le trophée 2016-2017.

Au sortir du stade Jean-Bouin, sous le soleil déclinant d’un joli dimanche de printemps, l’impression prévalait chez les spectateurs d’une envie de « revenez-y » que le week-end sportivo-festif avait suscité. Sur ce plan là, le succès n’était pas discutable. Qu’est-ce qui pourrait alors empêcher le Paris Sevens de devenir un rendez-vous incontournable de la scène septiste international ?

La réponse est simple : la désaffection du public. Celle-ci ne s’est pas manifestée le week-end dernier, malgré, on l’a écrit plus haut, les résultats mitigés de l’équipe de France. Pourtant, on sent bien qu’en l’absence d’une sélection durablement compétitive, l’attrait pour cette discipline pourrait s’essouffler, faute de « produit d’appel » séduisant et malgré la haute qualité du plateau international. Ensuite, il faut évoquer le lieu : le stade Jean-Bouin est l’écrin idéal pour voir briller les joyaux du rugby à sept mondial. Ni trop grand ni trop petit, doté d’une belle acoustique, il offre des conditions parfaites pour le public comme pour les joueurs. On parle ici où là de transporter l’épreuve dans l’Aréna 92, que le président du Racing, Jacky Lorenzetti, fait construire du côté de Nanterre. Le Paris Sevens aura-t-il la même saveur dans un cube de béton fermé quand on constate combien cette épreuve s’épanouit sous le ciel de Paris, même perturbé par quelques gouttes de pluie ?

Ces deux paramètres sont certainement les principaux dangers qui guettent le rendez-vous parisien et qui pourraient l’empêcher de s’inscrire de manière pérenne dans le calendrier international pour devenir ce que tous les spectateurs présents à Jean-Bouin ce week-end appellent certainement de leurs vœux : une tradition festive incontournable du mois de mai

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