Paris est une fête

Les « Blitzboks » sud-africains sacrés au terme des HSBC World Sevens Series 2017-2018

Pour la troisième année consécutive, le stade Jean-Bouin de Paris a accueilli l’étape française des World Series de rugby à 7, qui réunit la fine fleur de la discipline. Et on peut encore parler de succès, même s’il y a un peu de déception à constater que l’enceinte parisienne n’a pas vraiment fait le plein durant les trois jours qu’a duré l’événement.

L’organisation, toujours impeccable, a innové cette saison sur le plan sportif comme sur celui de l’accueil du public.

Sportivement, d’abord, en programmant l’étape de Paris en clôture de la série, rendant celle-ci déterminante pour l’attribution du titre mondial 2017-2018. Il y a donc eu du suspens, puisque les Fidji, qui pensait ravir la couronne détenue par l’Afrique du Sud, est repartie vaincue de Jean-Bouin, laissant les « Blitzboks » réussir la passe de deux.

Toujours sur le plan sportif, la réunion des épreuves masculines et féminines sur un même site a permis au public d’admirer la qualité du 7 pratiqué par les femmes – au premier chef desquelles les Australiennes, vainqueurs de la série, et les Neo-Zélandaises, qui ont remporté l’étape parisienne, et d’étoffer un peu plus le programme du week-end.

Quant à l’accueil du public, la création d’une « fan zone » accessible depuis le stade et pourvue d’un terrain d’échauffement pour les équipes a apporté une vraie plus-value par rapport aux années précédentes. Dans une ambiance joyeuse et bon enfant, le public s’est partagé entre le stade et les coulisses.

Malgré un bilan mitigé sur le plan de l’affluence, le caractère festif de la manifestation ne s’est pas démenti, avec des spectateurs rivalisant d’imagination pour se déguiser et encourageant indifféremment les joueuses et joueurs des différentes équipes en présence. Naturellement, les représentants français ont été un peu plus soutenus que leurs adversaires – l’assourdissant speaker venu Racing92 n’économisant pas ses efforts pour donner une coloration chauvine à une compétition dont ce n’est pas la caractéristique habituelle – mais dans les limites d’une hospitalité de bon aloi. Reste que le niveau de l’équipe de France masculine, pour le moins médiocre, n’a pas franchement contribué à nourrir l’enthousiasme de leurs supporters.

Heureusement, leurs consœurs du 7 féminin ont été à la hauteur, terminant à la quatrième place du tournoi après avoir raté d’un rien la finale, et se classant troisièmes du général. Il semblerait que l’adage selon lequel la femme est l’avenir de l’homme trouve également à s’appliquer au ballon ovale tricolore.

Tout en invitant la FFR à s’investir davantage dans cette discipline – après tout, les épreuves de 7 des JO de 2024 se dérouleront dans ce même stade et une marseillaise serait certainement très belle à entendre à leur issue, on forme le souhait que la prochaine édition, toujours prévue à Jean-Bouin, continue de convaincre qu’en rugby à 7, Paris est une fête.

Malgré leur défaite en finale, les Australiennes remportent les Séries 2017-2018

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