De l’importance de l’image dans le rugby professionnel

L’arbitre Jaco Peyper avec des supporters gallois après France-Pays de Galles ce dimanche (D.R.)

            La dernière photo de notre ami Jaco Peyper est au cœur de virulentes tensions sur les réseaux sociaux du camp français notamment. Au cœur d’une polémique quant à l’arbitrage du dernier essai gallois, l’arbitre sud-africain aurait été trop loin en prenant une photo avec des supporters gallois en mimant le geste antisportif qui mena au carton rouge de Sébastien Vahaamahina. En tant qu’arbitre, celui-ci possède un pouvoir d’image on ne peut plus important pour la fédération internationale World Rugby dans une ère où la médiatisation à outrance est en quête perpétuelle du moindre scandale. 

            World Rugby fait pourtant tout son possible pour limiter les scandales liés aux agissements de ceux qui la représentent. Conférences de presse, propos aux journalistes, sujets sensibles à évoquer, tout est pourtant régulé à l’avance. Les arbitres et les officiels sont formés selon la politique de la fédération pour ne pas aller à l’encontre de ses objectifs et ne pas tenir de propos sensibles. Seulement, dans un sport comme le rugby, les débordements sont possibles aussi bien sur le terrain quand les caméras sont braquées en direct que lors des multiples moments de convivialités partagés avec des supporters et partenaires sous les yeux de moins de personnes.  

            Toutefois, il y a un aspect important de cette communication qui est à souligner. Le président de World Rugby, le directeur général… tous ces individus se sont portés volontaires pour représenter l’institution pour laquelle ils travaillent, et de plus, ils ont été élus ou nommés par des personnes élues par des membres du rugby mondial. Comme des hommes politiques, ils se sont vu conférer un pouvoir de représentation par les citoyens de l’Ovalie. Seulement, en dépit de cela, d’autres acteurs de ce sport se sont vu confier une responsabilité, une représentativité qu’ils n’ont jamais recherchée et qui est en quelque sorte illégitime, ce sont les joueurs.

            Les joueurs ont en effet une image importante pour leur pays, parfois même plus que leurs représentants politiques. Qui connaissait Jacinda Ardern, premier ministre de la Nouvelle-Zélande avant les attentats de Christchurch ? Peu de gens, pourtant des figures comme Dan Carter ou Jonah Lomu étaient connues de bien plus de personnes de par le monde. Ces joueurs en sont venus à porter l’image de leur pays sur leurs épaules devant des millions de personnes. Pourtant, ils ne l’ont jamais demandé, tout ce qu’ils voulaient était jouer au rugby. L’excès d’importance qui est accordée à leur image dépasse l’entendement. À l’image de leur chef d’État, la moindre phrase peut engager leur pays. Alors dans ces conditions, ai-je envie d’être représenté par Guilhem Guirado ? Sans aucun doute. Par contre je n’ai nullement envie d’être représenté par Sébastien Vahaamahina, surtout après un geste comme le sien. 

            Je ne suis pas là pour rajouter une couche sur tout ce qui a pu être dit sur le coup de coude de ce dimanche matin. Je suis là pour souligner le fait que cet événement donne une mauvaise image de l’équipe de France, certes, mais aussi de la France en général. Et pourtant aucun d’entre nous n’a eu le droit de choisir si l’on voulait ou non que Vahaamahina nous représente. Dans notre cas, il n’y a rien de grave, l’image de la France ne sera pas réellement altérée par un antijeu violent et gratuit sur un carré d’herbe à l’autre bout du monde. Mais pensez plus grand. Pensez australien ou sud-africain. L’image de l’Australie a pris un coup après qu’Israël Folau a été pris à plusieurs reprises à tenir des propos homophobes violents. La fédération a été obligée de l’exclure de la sélection nationale pour se distancier de ses propos. Le racisme des joueurs Springboks a coûté à l’Afrique du Sud de nombreux boycotts pendant des années et l’équipe nationale s’est fait un représentant du pays et de son régime de ségrégation sur la scène internationale. Qui sait ce qu’il peut arriver demain avec l’équipe de France. L’image est un outil à mettre entre de bonnes mains et qui peut avoir un pouvoir dévastateur. Le problème est qu’elle va à l’encontre de la compétitivité sportive par moment. Pascal Papé est un des meilleurs seconde ligne que l’équipe de France ait connu, ce qui ne l’a pas empêché de nous faire honte avec son sang chaud et ses multiples châtaignes. Il s’agit de trouver le juste équilibre. 

            Certains pourraient souligner que les joueurs sont de moins en moins capables de gérer leur image parce qu’ils mettent de côté leurs études pour se consacrer au rugby. C’est une remarque stupide. La France a été exclue du Tournoi des V nations en 1931 car elle était considérée comme trop violente et antisportive (en plus de l’amateurisme marron qu’elle favorisait) alors qu’elle n’était composée que de chefs d’entreprise, de médecins, d’avocats… Seulement, à l’époque, on accordait beaucoup moins d’importance aux propos d’un simple sportif. Alors peut-être ne faut-il pas seulement enseigner aux joueurs comment jouer et s’entraîner comme des rugbymen professionnels mais aussi à se comporter comme tels. Il en va de même pour les arbitres, les entraîneurs et bien d’autres personnes encore. C’est l’unité du monde de rugby qui est en jeu, ne lui faisons pas honte. 

Antoine Duval

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Frustrant jusqu’au bout

On se pince presque en l’écrivant : le XV de France a perdu un match qu’il aurait dû gagner, ratant de deux petits points la qualification pour les demi-finales de la coupe du monde.

Après le parcours erratique des Bleus en poule qualificative, marqué par des prestations où la médiocrité d’ensemble a occulté les quelques trop rares moments de satisfactions tricolores, on ne donnait pas cher de la peau des hommes de Jacques Brunel face aux Gallois. D’autant que ces derniers, malgré un petit coup de mou face aux Fidjiens, semblaient sûrs de leurs forces et bien préparés.

Et voilà que ce XV de France pâlichon durant la première partie de la compétition s’est mis à jouer comme on ne l’attendait pas, avec autorité et sens de l’à-propos, marquant deux essais splendides dans les dix première minutes. Malgré un essai bêtement offert aux Gallois et quelques opportunités de scorer laissées en route, les Bleus atteignaient la pause avec neuf points d’avance et un bel ascendant sur leurs adversaires. Leur domination en première mi-temps ne semblait pas devoir s’arrêter aux citrons : concentrés dès l’entame de la seconde période – pourtant l’un de leurs points faibles habituels, ils ne laissaient aux Gallois que peu d’occasions de les mettre en danger.

Et puis est survenue la 48ème minute. Alors que les Français déroulaient un maul à proximité de l’en-but adverse et paraissaient même en mesure de se procurer une occasion d’essai, l’arbitre sifflait une faute de Sébastien Vahaamahina. Les images ne pardonnèrent pas, montrant en mondovision le coup de coude aussi stupide que gratuit asséné par le deuxième-ligne clermontois, geste qui ne laissait pas à l’arbitre d’autre choix que de sortir un carton rouge à son endroit.

Bien sûr, la défaite est la somme d’une série de facteurs et ne se résume pas à l’expulsion définitive d’un joueur. Cinq points ratés au pied, dont une pénalité plutôt facile, un drop raté face aux poteaux, deux ou trois ballons inopportunément tombés dans des situations pouvant conduire à l’essai, le choix d’une pénaltouche plutôt que d’un coup de pied de but, voilà autant de raisons d’avoir des regrets. Mais à ce niveau, face à une opposition comme le Pays de Galles, le handicap que constitue le fait de jouer à 14 pendant plus d’une demi-heure ne peut que peser très lourdement dans la balance.

A cet égard, on peut s’étonner du choix du staff de laisser le pack français évoluer à sept, ce qui a logiquement conduit les Bleus à souffrir en mêlée. Et c’est sur l’une d’elle que les Gallois ont marqué l’essai de la victoire, sur une décision discutable de l’arbitre, la dernière d’une série plutôt au désavantage des Bleus. On pourra toujours ergoter sur le choix de Monsieur Peyper d’accorder l’essai aux Gallois, le fait est que le XV de France, avec un peu plus de maîtrise collective et de cervelle individuelle n’aurait jamais dû se trouver en situation de s’en remettre à l’analyse d’un TMO à deux minutes du terme de la rencontre.

Les Tricolores quittent donc la compétition en laissant à ses supporters le sentiment d’une défaite frustrante d’autant plus paradoxale qu’elle suit une série de victoires qui l’étaient tout autant.

Il faut désormais souhaiter bonne chance aux adversaires victorieux, remercier les Bleus pour les émotions qu’ils nous ont procurées et souhaiter que cette acmé de défaite encourageante ne convainque pas les dirigeants français de ne rien changer dans notre rugby.

Sinon, c’est une frustration bien plus grande qui pourrait nous attendre dans quatre ans.

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Quarts de finale : la preview de Jules

Renvoi aux 22 ouvre ses colonnes à Jules qui vous présente les quarts de finales de la Coupe du monde. Petit rappel des forces et des enjeux en présence.

Après des phases de poule intenses, les quarts de finale s’ouvrent ce week-end pour nous emmener jusqu’à la finale dans trois semaines. Une preview en bonne et due forme est donc de rigueur

Angleterre-Australie : La pêche au gros

D’un côté, un XV de la Rose invaincu depuis le début de ce mondial et de l’autre des Wallabies qui ont éprouvé certaines difficultés à s’imposer contre des équipes moins réputées. Anglais et Australiens se connaissent par cœur : Deux finales de Coupe du Monde en 1991 et 2003, un quart de finale en 2007. Pour l’instant, l’avantage est anglais avec deux victoires et une défaite. Il est même égal si l’on ajoute un match de poule en 1987 remporté par les Wallabies. En tout cas, deux choses sont sûres ou presque : Le vainqueur affrontera la Nouvelle-Zélande à Yokohama et un gros poisson sera pris dans le filet.

Nouvelle-Zélande-Irlande : Le plafond de verre

Depuis 1987 et la première édition de la Coupe du Monde, l’Irlande n’a jamais passé les quarts de finale et on voit mal comment la malédiction pourrait s’arrêter face au double tenant du titre néo-zélandais. Bien sûr tout est possible mais, sans sous-estimer le XV du Trèfle, il est fort possible qu’ils passent une nouvelle fois à la trappe. A moins que…

Pays de Galles-France : Quitte ou double

Entre les Gallois et les Français, c’est une longue histoire. On se souvient tous de cette demi-finale en 2011 remportée d’un point par les Bleus. Mais c’était il y’a 8 ans, et depuis, on a plus en mémoire les affrontements dans le tournoi (Dont le dernier en date remporté par les joueurs du Poireau dans le scénario qu’on connait). On promettait la mort au XV de France en phase de poule mais ils ont malgré tout tenu leur barque et atteint l’objectif d’une qualification en quarts. Mais, cet objectif atteint, il faut maintenant essayer d’aller au bout. Ou de tomber lamentablement, au choix.

Japon-Afrique du Sud : En plein rêve

On a presque du mal à croire ce qu’on voit depuis 3 semaines mais c’est bien le cas : Le Japon impressionne depuis le 20 septembre dernier. Sauf qu’en face, ce sont des Springboks en quête de rédemption qui se dressent face aux Brave Blossoms en quête d’un nouvel exploit. Rappelons que lors du dernier match entre les deux nations lors du Mondial 2015, ce sont les Nippons qui l’avaient emporté 34-32. Un présage ?

Jules HAGNERE

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Les jours d’après

Nous retrouvons notre envoyé spécial, François-Xavier, pour son dernier article sur son séjour au Japon. Nous le retrouvons après le match des Bleus face aux Tonga, s’apprêtant à assister aux deux dernières rencontres programmées durant son périple : France – Angleterre et Japon – Ecosse…

J’avais quitté Kumamoto sur une impression très fâcheuse: celle d’avoir à assister, quelques jours après la rencontre des Bleus face aux Tonga, à une resucée nippone d’Azincourt ou de Waterloo.

Mes devoirs de supporter ne m’aveuglaient pas au point de renoncer à toute honnêteté intellectuelle : sauf retournement improbable, et donc imprévisible, j’allais devoir être le spectateur impuissant d’une déculottée rugbystique du XV de France par celui d’Angleterre.

Cela ne m’ a empêché de profiter, dans l’intervalle, des charmes des anciennes capitales que sont Kyoto et Nara. Kyoto, ville impériale dont les habitants se plaisent à dire que « l’empereur est seulement parti en congés à Tokyo », a certes perdu de sa superbe. Toutefois, les maisons mères des sociétés japonaises et des écoles d’arts sont encore sises à Kyoto et des milliers de temples sont toujours là. Parmi eux, on en compte un dédié au rugby. Le vaste panthéon shinto a placé le rugby sous l’égide de la déesse Kantama-no Mikoto. Un espace lui est dédié à l’intérieur du grand sanctuaire Shimagono et les ema (tablettes en bois portant les voeux des fidèles et suspendus aux bois des sanctuaires shinto) y prennent naturellement la forme d’ un ballon de rugby.

Venait ensuite la découverte de Nara, la première capitale fixe de l’empire. Dans le parc de la ville, au sein duquel se dresse le Temple Tōdai-ji, les daims tournent autour des visiteurs à l’ affût de la nourriture officielle vendue par un réseau de roulottes. Bien agrainés, ils ne manifestent aucune hostilité, bien que le cycle hormonal annuel devrait tourmenter les mêmes . Nous sommes vraiment dans la carte postale mais la découverte du pavillon d’or est toujours un moment de grâce.

Pour autant, ces élans esthétiques ne devaient pas nous faire oublier l’essentiel : France-Angleterre se rapprochait et le shinkansen pour Tokyo ne nous attendrait pas. Toutefois, les nouvelles de la météo se dégradèrent à toute allure. Le dix-neuvième typhon touchant cette année le Japon allait frapper de plein fouet l’ agglomération tokyoïte, imposant la décision d’annuler le match France-Angleterre. Le déchaînement des éléments a eu pour conséquence imprévue de permettre aux Bleus de sortir invaincus du premier tour, ce que personne n’ aurait parié.

Ayant vécu aux fauteuils d’orchestre les tempêtes françaises de 1999 et de 2009, je ne connaîs que trop la violence de la nature dans ces circonstances. Je n’ai personnellement eu à subir qu’ une réclusion dans ma chambre d’hôtel, avec électricité, eau courante et internet, pour me garder à l’abri des torrents de pluie qui se sont déversés sans discontinuer pendant vingt-quatre heures. J’ai toutefois éprouvé le (petit) frisson d’ un tremblement de terre.

Les média ont diffusé le dramatique bilan humain et matériel des intempéries. Le jour s’est levé sur un grand ciel bleu mais les dégâts étaient bien là. Pas dans le centre de Tokyo, où feuilles et quelques branches par terre étaient les seuls stygmates de la catastrophe. Egoïstement, mes regards se sont focalisés vers Yokohama. Port de l’ agglomération tokyoïte, il avait subi directement les assauts des éléments. La rivière jouxtant le stade avait débordé et certaines installations (dont les vestiaires) étaient inondées. La question de l’annulation pouvait se poser légitimement. Toutefois, le feu vert fut donné vers midi. La protection préalable de la pelouse et un immense travail invisible du grand public a permis la tenue du match dans des conditions matérielles tutoyant le zéro défaut.

C’ est ainsi que je me suis intégré à la marée rouge et blanche des supporters, pacifique celle-là, qui a déferlé sur le stade de Yokohama. Nostalgique de l’auld alliance, je m’étais préparé à soutenir nos amis écossais. Je me suis cependant senti quelque peu isolé au sein de la colonie française, qui a majoritairement pris fait et cause pour les locaux. Dans un stade plein comme un oeuf, les 67.666 spectateurs ont d’ abord observé une minute de silence à la mémoire des victimes du typhon, moment de recueillement digne et grave. Vint ensuite le moment des hymnes. Celui du Japon se prête peu au chant. Pour un peuple peu réputé pour extérioriser ses passions, le seizième homme japonais s’est pourtant donné à fond dès ce moment et son investissement est resté du même niveau jusqu’au coup de sifflet final. J’ ai assisté à un déchaînement continu, même (et peut-être) surtout lorsque la barque nippone tanguait. Le tout, dans le respect le plus complet de l’ adversaire, a débouché sur des moments de fraternisation, autour de la musique, des chants et des buvettes.

Le score est connu de tous. Force pour moi est de reconnaître que le meilleur a gagné. Mais de quelle manière ! L’enjeu était lourd pour les deux protagonistes. Les Japonais ont pourtant joué avec l’audace de ceux qui ont tout à gagner. J’ai apprécié cet engagement physique et moral de tous les instants, cette recherche continue de solutions pour briser la résistance de l’adversaire. Certes tout ne fut pas parfait (mais la perfection est-elle de ce monde?). Un jeu au pied mieux possédé par les Brave blossoms leur aurait permis d’ alourdir le score en leur faveur. Quelques violences ont un peu entâché le cours du jeu, avec notamment l’amorce d’une bagarre générale à la 67ème minute. Mais ce n’ est pas avec des chaussures en rafia que les joueurs pouvaient offrir un spectale d’ une telle qualité et offrir autant de plaisir aux spectateurs. Des mouvements d’ une intensité rare, d’ une rapidité et d’ une audace folle trahissent la force collective et les compétences techniques possédées par les deux groupes. Tout cela ne fait que souligner en creux ce qui manque tant à notre quinze…

Le lendemain, j’ai fait mes adieux au Japon pour regagner mon cher pays. Je garde toutefois dans mon coeur et ma mémoire des moments inoubliables de découverte, de surprise et de joie.

Qu’est maintenant le Japon à mes yeux? Un mélange de la RFA d’ Adenauer et de futuropolis, avec ses bons et des mauvais côtés. Le tramway de Fukuoka, avec son plancher en bois, ses sièges en moleskine à boutons (sans aucune éraflure) et ses tablettes en bois verni. Les cabines téléphoniques à pièces avec l’ annuaire, libre de tout lien, sous le combiné. La ponctualité rigoureuse des moyens de transport. Les restaurants où le tabac est naturellement présent. Les motocyclistes qui ignorent le port du casque. Les équipements techniques du dernier cri. En même temps, ce respect forcené des règles, expression de ce zen collectif qui tient lieu d’ idéal social. Tout clou qui dépasse appelle le marteau, dit (à peu près) un proverbe local. Un monde profondément matérialiste, où la solitude est prégnante. Un hyperconsumérisme, dont la simple soutenabilité devrait faire question.

Et si, au fond, ce qui est vraiment japonais était ce qui ne se voit pas? Puissent les jours d’ après mon retour me permettre de le discerner.

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