Taille patron

On craignait le coup d’arrêt au Stoop stadium pour Toulouse, mais il n’en fut rien. Le Stade Toulousain a frappé un grand coup hier soir à l’occasion de la troisième journée de HCup, en l’emportant sur le terrain de l’autre favoris de la poule 6, les Harlequins. Ces derniers, pourtant invaincus chez eux en championnat d’Angleterre comme en coupe d’Europe cette saison, n’ont jamais été en mesure d’inquiéter le champion de France, qui a fait la course en tête du début à la fin de la rencontre.

Emmenés par un Thierry Dusautoir de gala et un Louis Picamoles impressionnant, tout deux réglés sur un mode « coupe du monde », le pack Toulousain a dominé son vis-à-vis, sans pourtant que l’arbitre de la partie, Monsieur Clancy, ne sanctionne leur adversaire avec la sévérité qui aurait du prévaloir. Si l’on ajoute à ce laxisme arbitral plusieurs occasions de marquer des points laissées en cours de chemin par les hommes de Guy Novès, on peut estimer qu’au final, le score de 21-10 en faveur de Toulouse aurait pu être un tantinet plus lourd. Mais l’essentiel n’est pas là.

Il ne fait aucun doute que Toulouse, par la manière avec laquelle il a affiché sa supériorité dans le jeu, a marqué les esprits. Et pas seulement ceux de leurs adversaires du soir. L’entraîneur des Quins, Conor O’Shea, avait prévenu avant la rencontre que les siens s’apprêtaient à affronter « la plus grande équipe de la HCup ». Il en a eu sans nul doute la confirmation. Même s’il ne faut pas céder à la tentation de se voir trop beau, trop tôt, les Toulousains peuvent prétendre au titre cette saison.

La solidité du pack, la qualité de la charnière formée par les deux Luke, Burgess et McAlister, et celle des trois-quarts, tout concourt à faire du Stade version 2011-2012 une machine à gagner. Seuls bémols, les blessures qui pourraient priver cette équipe d’éléments importants (on pense à Jean-Baptiste Poux, sorti prématurément hier soir ou Clément Poitrenaud, absent pour trois semaines encore), et des réglages qui restent visiblement à peaufiner dans certains secteurs de l’animation offensive. Mais la profondeur de banc du club Haut-et-Garonnais et le talent de son staff devraient normalement nous assurer d’une montée en puissance progressive, à laquelle les Toulousains nous ont habitués.

Ce Toulouse « taille patron », devra achever de valider sa qualification pour les quarts lors de la prochaine journée, qui le verra accueillir sa victime d’hier. Battre le fer anglais pendant qu’il est encore chaud sera impératif pour passer l’hiver au chaud et concentrer son attention sur le championnat domestique. D’autant que la période du Tournoi des 6 nations va sans nul doute solliciter une grande partie des titulaires de l’équipe. Mais on peut faire confiance à Guy Novès pour gérer au mieux ce type de contrariétés…

En tout état de cause, cette saison plus encore que les précédentes, le Stade Toulousain paraît vraiment taillé pour le doublé. Le Leinster ou Leicester n’ont sans doute pas dit leur dernier mot, ni même les Harlequins, d’ailleurs. Mais hier soir, ce sont les Français qui ont tiré les premiers.

Lien Permanent pour cet article : http://renvoiaux22.fr/WordPress3/taille-patron/

Les Toulousains2Paris font vivre l’entente cordiale

L’association « Toulousains2Paris », bien connue des lecteurs de ce blog, a souhaité entretenir à sa manière l’entente cordiale séculaire qui anime la France et la grande-Bretagne.

Ainsi, à l’occasion de la 3ème journée de HCUP, une fête d’avant et d’après match est organisée auTwickenham Stoop entre les supporters du Stade Toulousain de Paris, les Toulousains 2 Paris (16ème Homme), et les Quinssa, supporters des Harlequins. Cette rencontre sera animée par labanda « Lou Barricou » des Toulousains 2 Paris. Belle démonstration de l’esprit du rugby.

L’association 16ème Homme Toulousains 2 Paris, est parrainée par Vincent Clerc. Son but est de développer et de faire vivre hors de Toulouse l’image du Stade Toulousain, l’ambiance du Sud-ouest. L’association souhaite également conjuguer passion ovale et solidarité en promouvant des actions caritatives pour les enfants cancéreux.

Retrouvez toutes les informations utiles sur l’association en cliquant ICI.

Lien Permanent pour cet article : http://renvoiaux22.fr/WordPress3/les-toulousains2paris-font-vivre-lentente-cordiale/

A qui le tour ?

Après Jacques Delmas, ce sont donc les entraîneurs de l’Aviron Bayonnais qui font les frais d’un début de saison en deçà des attentes de leurs dirigeants.

Actuel 11ème du classement, l’Aviron bayonnais est bien loin des ambitions affichées avant que ne débute le championnat, ambitions appuyées sur un recrutement pour le moins luxueux et, pour l’instant, totalement inefficace. C’est sans doute la raison pour laquelle Michel Cacouault (à moins qu’il ne s’agisse d’Alain Afflelou, bailleur de fonds n°1 du club et président annoncé l’an prochain) a décidé de remercier Christian Gajan et thomas Lièvremont.

Pour les remplacer, les dirigeants basques ont jeté leur dévolu sur Jean-Pierre Elissalde. Il y a quelque chose d’ironique au retour dans le club de celui qui fut son manager entre 2006 et 2008 et qui était parti dans des conditions, disons, mitigées…

Le limogeage du staff ciel-et-blanc et la nomination de son successeur se sont opérés dans une grande confusion, un démenti ayant été publié prestement sur le site Internet du club dès l’apparition des rumeurs sur Twitter et le net, avant que ledit démenti soit lui même remis en question quelques heures plus tard.

Parallèlement, et plus discrètement, on apprenait que Sylvain Deroeux  était nommé manager sportif de l’USAP en remplacement de Benoît Brazès qui va « prendre du recul avec l’équipe première », selon le président Perpignanais, Paul Goze.

Au passage, on appréciera le sens de la litote des dirigeants de club puisque pendant que Benoît Brazès prend du recul, Christian Gajan et Thomas Lièvremont ont été « dispensés d’entraînement ». C’est sans doute l’air du temps, un temps où certains termes sont proscrits. Ainsi, vous êtes donc priés de noter qu’il n’y a pas de crise à Biarritz…

Apparemment, un bon classement ne prémunit pas les entraîneurs contre le risque d’être remerciés.  On peut le constater à Agen, actuel 4ème au classement, dont le président Tingaud vient d’annoncer qu’il ne reconduirait pas la saison prochaine le duo formé par Christian Lanta et Christophe Deylaud.

On a souvent dit que le rugby professionnel empruntait le même chemin que le football et ses dérives. Force est malheureusement de constater qu’en la matière, il a plutôt réussi à dépasser son cousin manchot. Sauf erreur, aucun entraîneur de ligue 1 n’a encore été débarqué.

Le règne du « tout, tout de suite » n’a pas épargné le rugby. On répondra qu’il y a de l’argent en jeu, et qu’on ne peut plus attendre les résultats. C’est vrai, on peut même affirmer que dorénavant les dirigeants de l’ovalie professionnelle cèdent à la tentation d’anticiper les résultats, comme en témoigne la décision Agenaise, voire Bayonnaise.

Un peu comme les marchés financiers, en quelque sorte. Pas certain qu’il faille s’en réjouir.

Lien Permanent pour cet article : http://renvoiaux22.fr/WordPress3/a-qui-le-tour/

Les « terribles guerriers » sont orphelins

On vient d’apprendre la disparition de Marcel Bodrero, à l’âge de 90 ans. Ancien joueur du Rugby club Toulonnais, il est l’inventeur du fameux « Pilou-Pilou » qui fait la joie des amateurs de rugby et la crainte des joueurs venant affronter le RCT dans son antre de Mayol.

Pour honorer la mémoire de Marcel Bodrero, Renvoi aux 22 vous propose un article paru en 2008 sur ce blog, évoquant ce chant désormais consubstantiellement attaché au club Varois.

*

*        *

Le Pilou – Pilou n’est pas vraiment un hymne au sens propre du terme. Il s’agit plutôt d’un cri de guerre.

Celui poussé par les supporters du Rugby Club Toulonnais, et qui peut faire penser à un Haka méridional et coloré, en tout cas plein d’humour. En règle général les paroles sont criées par un meneur (ou une meneuse, comme cela peut arriver en particulier dans les matchs à l’extérieur).
Entre chaque phrase prononcées par le meneur, les supporters scandent en choeur « Pilou – Pilou » ou déclinent les couleurs fétiches du « ércété ».

Le pilou-pilou a été créé en 1948 par Marcel BODRERO, ailier du club.

Ci-dessous, vous trouverez les paroles du Pilou-Pilou (en gras les phrases prononcées par le « meneur »).

Et en prime, un lien vers une vidéo (merci à Jeguetto, cliquez ICI), qui donne une petite idée de l’ambiance au Stade Mayol : 

Ah ! Nous les terribles guerriers du Pilou-Pilou

Qui descendons de la Montagne vers la Mer
Pilou-Pilou !

Avec nos femmes échevelées allaitant nos enfants
A l’ombre des grands cocotiers blancs
Pilou-Pilou !

Nous les terribles guerriers du Pilou-Pilou poussons notre terrible cri de guerre

AAAARRRGGGGHHHHH !

J’ai dit « NOTRE TERRIBLE CRI DE GUERRE » !
AAAARRRGGGGHHHHH !

Parce que TOULON
ROUGE !
Parce que TOULON
NOIR !
Parce que TOULON
ROUGE ET NOIR !

 

Lien Permanent pour cet article : http://renvoiaux22.fr/WordPress3/les-terribles-guerriers-sont-orphelins/