Gagnez un polo Kamate pour commencer élégamment l’année

Polo de rugby Crichton par Kamate

Renvoi aux 22 vous a présenté il y a quelques semaines la marque de vêtements « rugby » Kamate.

Aujourd’hui, le blog vous propose d’entamer l’année 2012 tout en élégance en gagnant un polo de rugby de la marque.  Il s’agit du modèle « Crichton », que vous pouvez admirer ci-dessus.

Pour cela, rien de plus simple. Répondez aux trois questions ci-dessous :

1. En quelle année le XV de France remporta-t-il son premier Grand Chelem ?

2. Quel ouvrage a rendu célèbre la tournée de l’équipe de France en Afrique du Sud en 1958 ?

3. Qui fut l’arbitre de la toute première finale du championnat de France de rugby ?

Enfin, un petit pronostic vous est demandé en guise de question subsidiaire :

Quels seront les vainqueurs des deux rencontres suivantes, disputées au titre de la 14ème journée de Top14 ? :

– Biarritz Olympique – Rugby club Toulonnais
– Montpellier Hérault Rugby – Racing Metro 92

Un tirage au sort départagera les éventuels ex-aequo.

Adressez vos réponses par courriel à l’adresse suivante : renvoiaux22@yahoo.fr avant le 30/12/2012 minuit.
Le (ou la) vainqueur sera connu début janvier et sera avisé par courriel.

Bonne chance !

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Sir Jonny ne verra plus la vie en Rose

Un drop de légende, inscrit du pied droit par le gaucher Jonny Wilkinson en finale de la Coupe du monde 2003

Parfois, on se rend compte de l’importance de certains joueurs lorsqu’ils quittent leur équipe. Ce n’est pas le cas pour Jonny WIlkinson. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour constater combien ce joueur comptait pour le XV de la Rose.

L’ouvreur du RC Toulon vient d’annoncer sa décision de renoncer à la sélection nationale. A 32 ans, il sait qu’il ne représente plus l’avenir du XV de la Rose, même si les prétendants actuels au numéro 10 de l’équipe d’Angleterre n’ont pas franchement convaincu de leurs capacités à faire oublier Jonny.

Ou plutôt « Sir » Jonny, anobli par la Reine après avoir grandement contribué à apporter la Coupe du monde à son Pays en 2003. Pour beaucoup d’amateurs de rugby, « Wilko », c’est d’abord un coup de pied d’une précision diabolique. On devrait même dire « des » coups de pied, car tout en étant gaucher, il est capable d’inscrire des points avec le droit. C’est d’ailleurs avec celui-ci qu’il inscrivit son drop le plus célèbre, celui de la victoire, à la toute fin des prolongations de la finale de la Coupe du monde 2003 (photo).

Jonny Wilkinson fut le bourreau du XV de France à au moins deux reprises. En demi-finale de la Coupe du monde 2003, il marqua les 24 points de son équipe, face à des Français noyés par la pluie et incapable de contrer le talent du maître à jouer du XV d’Angleterre. Quatre ans plus tard, Wilko remit ça en 2007, toujours en demi-finale. Ses neufs points (dont un drop) renvoya l’équipe de Bernard Laporte et ses espoirs de titre à la dure réalité d’un nouvel échec.

Ce lourd passif, d’un point de vue sportif, ne s’est jamais traduit par autre chose que de l’admiration, de la part des rugbyphiles Français, pour un joueur dont le talent n’a d’équivalent que l’état d’esprit et la courtoisie. Apprécié de tous, Jonny Wilkinson a réussi à se faire aimer des publics les plus exigeants, dont celui de Félix-Mayol. Le président du RCT se réjouit de pouvoir désormais compter sur son ouvreur à 100%.

Ayant accompli toute sa carrière Anglaise à Newcastle, Jonny Wilkinson a repris des couleurs à Toulon, après une longue suite de blessures qui l’ont tenu éloigné des terrains entre 2004 et 2006 puis entre septembre 2008 et juillet 2009. Même s’il n’est sans doute plus tout à fait le Jonny champion du monde en 2003, sa régularité au pied, son sens du jeu d’attaque et sa défense remarquable en font toujours un élément clé du dispositif Toulonnais.

Désormais, Jonny Wilkinson ne portera plus la Rose rouge sur le coeur. Mais on peut compter sur lui pour continuer à arborer talentueusement le brin de muguet. Retraité international, certes, mais encore dans la fleur de l’âge.

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Clermont féroce

Wesley Fofana, symbole d'une ASMCA conquérante aujourd'hui (photo L'Equipe)

Au surlendemain de la démonstration toulousaine, Clermont a répondu de la meilleure des manières à ceux qui s’interrogeaient sur sa capacité à imprimer sa marque sur son groupe qualificatif de HCup. Même si on peut toujours regretter l’absence de point de bonus offensif, qui n’était pas hors de portée des Clermontois, force est de constater que la machine jaune-et-bleu a bien carburé aujourd’hui.

Clermont avait d’évidence aligné sa meilleure équipe du moment, amputée néanmoins de Lionel Faure, forfait juste avant le match, puis de David Zirakashvili sorti dès la demi-heure de jeu. C’est peut-être ce qui expliqua les difficultés rencontrées par les Jaunards en mêlée en première mi-temps et en début de seconde. Le tir fut rectifié dans ce domaine, moins dans celui de la touche, ou malgré de bon sauteurs (en premier lieu Julien Bonnaire), les Clermontois n’ont pas brillé autant que d’habitude.

La première mi-temps ne fut pas à proprement parler une promenade de santé. Privés de ballons, gênés en conquête, les hommes de Vern Cotter se sont concentrés sur leur défense, travaillant en férocité leurs adversaires, et profitant intelligemment des quelques occasions se présentant à eux. Le premier essai de la rencontre fut pourtant l’œuvre d’un Anglais, Ben Young, après un contre rondement mené par Leicester, alors que l’ASMCA se trouvait en position avantageuse dans les 22 mètres de son adversaire. La botte de Morgan Parra, plus sûre que celle de Toby Flood, a néanmoins permis aux Auvergnats de prendre l’avantage à la 20ème minute de jeu, pour ne plus le lâcher. Un essai de Julien Malzieu juste avant la mi-temps, après une chandelle au millimètre de Brock James, a permis aux jaune-et-bleu de rejoindre le vestiaire avec un confortable matelas de points (16-5).

C’est une ASMCA un poil plus agressive et entreprenante qui revint sur la pelouse. Et comme, dans le même temps, George Chuter et Manu Tuilagi avaient décidé de ne pas laisser cravatte en poil de bras et plaquage à retardement au vestiaire, Leicester se retrouva à jouer à 13 de là 50ème à la 60ème minute de la partie. Inutile de dire combien cette double expulsion sonna le glas des espoirs anglais de réaliser un bon coup sur le sol Auvergnat. Morgan Parra (très à l’aise dans son rôle de buteur-animateur-provocateur) et ses collègues profitèrent de la supériorité numérique pour inscrire un essai par Wesley Fofana et marquer physiquement leurs adversaires par du jeu dynamique. Un troisième essai, du même Fofana sur un joli coup de pied à suivre de Brock James (quel pied !), scella définitivement le sort du match.

Peut-être y avait-il la place pour un quatrième essai, synonyme de point de bonus, qui aurait donné un peu plus d’air aux Clermontois. C’est au contraire les Anglais qui sanctionnèrent la baisse d’intensité auvergnate et tirèrent partie d’un carton jaune infligé à Julien Bonnaire en marquant un essai de pénalité, sans grande conséquence a priori.

A l’instar du Stade Toulousain, Clermont disputera un match capital la semaine prochaine face au même adversaire. Une victoire serait synonyme de qualification. Mais les Auvergnats pourront se contenter d’un point de bonus, à condition de priver leur adversaire d’une victoire à 5 points et d’enchaîner ensuite face à l’Ulster et chez les Aironi.

Comme toujours, on peut s’attendre à une rencontre difficile sur le sol Britannique. Mais l’équipe de Clermont a montré tellement de qualité aujourd’hui qu’on a envie de croire à un petit exploit, samedi prochain à Welford road.

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Demandez-vous, belle jeunesse, le temps de l’ombre d’un souvenir

Lundi sera décerné le prix littéraire « Sport scritum », dont on a déjà parlé sur ce blog. Après Rugbyland, Renvoi aux 22 vous propose de lire la critique du deuxième ouvrage consacré au rugby figurant sur la short list du prix, une critique parue dans la précédente version du site.

Jusqu’à présent, le monde de la bande dessinée ne traitait le rugby que par le prisme de l’humour. Que ce soit dans « Les rubipèdes » d’Iturria ou « Les rugbymen », de Poupard et Béka, l’ovalie est dépeinte comme un monde haut en couleur, où, sans le résumer totalement, l’accent du sud-ouest, la brutalité et les troisièmes mi-temps représentent les principaux constituant du rugby.

Enfin une bande dessinée paraît qui évoque notre sport préféré avec une vision réaliste, dans laquelle la nostalgie prend toute sa place, une nostalgie jamais mièvre ou triste, qui rimerait avec plaisir plutôt qu’avec tristesse.

Dans « En même temps que la jeunesse », Jean Harambat nous invite à suivre son double de papier, rugbyman Landais, dans ses pérégrinations ovales, entre France et Amérique du Sud, en passant par l’Afrique, l’Australie ou l’Espagne, et partager ses rencontres, d’une grande richesse humaine plus encore que sportive.

On y voit notamment son personnage cotoyer d’humbles rugbymen brésiliens, affronter de solides Boers en Afrique du Sud ou subir les choix d’un certain coach du PUC, dont la barbe blanche et le bandeau rouge parleront sans nul doute à l’amateur de rugby.

Le style graphique de Jean Harambat ajoute au caractère impressionniste de cette bande dessinée originale, composée de chapitres courts et indépendants, où il est question de jeu, bien sûr, mais aussi de courage, de sens du partage, de douleur et de bonheur, dans un voyage à travers le monde où le ballon ovale sert de viatique à Jean, le trois-quart, personnage dans lequel chacun pourra trouver une part de lui-même.

En même temps que la jeunesse, de Jean Harambat

Editions Actes Sud BD, 21€

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