Au pied du sapin…

En ce dimanche 25 décembre, Renvoi aux 22 vous souhaite un très joyeux Noël. Et pour vous récompenser de votre fidélité, le blog vous dévoile quelque uns des cadeaux que le Père Noël a déposé au pied du sapin de certains des acteurs du rugby national et international.

Marc Lièvremont : un rasoir

Serge Blanco : « La franchise commerciale pour les nuls » et un chemise Eden Park

Philippe Saint-André : un calendrier et un chausse pied

Richie McCaw : un service Guy Degrenne

Pascal Papé : un appareil photo et une carte mémoire

Pierre Camou : Le DVD de « L’homme invisible »

Nigel Owens : un nouveau compte Twitter

Craig Joubert : une montre en or

Max Guazzini : un truc en plume

Bernard Laporte : un logiciel Anti-phishing et « Se faire obéir sans crier » (éditions Marabout)

Jacky Lorenzetti : un string rose

Imanol Harinordoquy : le DVD de « Mon père, ce héros »

Bernard Lapasset : une grosse boite de cirage

Mourad Boudjellal : une franchise de super Rugby

Courtney Lawes : le Livre des Saints

Jonny Wilkinson : « La Mattchiche » (CD de Félix Mayol)

Mike Tindall : un nain de jardin

Alain Afflelou : un jouet (n’importe lequel, pour remplacer celui qu’il s’est acheté à Bayonne)

Pierre Berbizier : l’intégrale de la série Mannix en DVD

Jérôme Fillol : un pullover du collectif France Tricot

Christian Jean-Pierre : « Le rugby pour les nuls » (First Editions)

Yoann Huget : un agenda électronique (avec alarme)

Jo Maso : un fer à friser

Sébastien Chabal : une malette de poker

Fabien Galthié : un miroir

Cette liste n’est pas exhaustive. N’hésitez pas à la compléter !

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Toulouse donne (encore) la leçon

Avec la meilleure volonté du monde, on ne voit pas bien à l’heure actuelle quelle équipe serait capable de disputer le Brennus au Stade Toulousain cette saison. Sa démonstration sur la pelouse de Montpellier hier soir (25-45) a apporté une nouvelle démonstration de l’incontestable écart qui existe actuellement entre Toulouse et les autres équipes du Top14.

Même si le discours des Montpelliérains d’avant-match se voulait plus « raisonnable » que celui tenu il y a quelques mois (on se souvient de propos assez péremptoires qui avaient été punis sur le pré), on sentait néanmoins les hommes de Fabien Galthié animés d’une grosse envie. Qui plus est, le match d’hier soir revêtait des airs de revanches de la finale de l’an dernier. Mais il a très rapidement été clair que les Héraultais ne pourraient certainement pas inquiéter des Toulousains bien organisés défensivement, soulagés le cas échéant par le pied de Lionel Beauxis, dominateurs en conquêtes.

L’ouvreur du Stade Toulousain a effectué une prestation haut de gamme, se rappelant au bon souvenir du sélectionneur, Philippe Saint-André, présent à Yves-du-Manoir. On notera en particulier sa réussite sur ses tentatives de drop et une percée magnifique ponctuée de deux feintes de passe de toute beauté. En face, François Trinh-Duc n’a pas affiché sa vista habituelle. Il est vrai qu’il est toujours plus compliqué de jouer avec un pack qui recule et une défense adverse particulièrement agressive (au bon sens du terme).

Eprouvant les pires difficultés à sortir de sa moitié de terrain en première période, Montpellier a encaissé deux essais de très belle facture, avant de se reprendre en deuxième mi-temps. Mais on n’a jamais senti le MRHC en position d’inquiéter les hommes de Guy Novès. L’absence de Fulgence Ouedraogo côté Montpellier s’est faite sentir. En face, Louis Picamoles avait visiblement à coeur de briller devant ses anciens partenaires. Il y est parvenu, inscrivant même un essai suite à une très jolie passe sautée de Luke McAllister.

La réaction d’orgueil du MRHC, qui pointa trois fois dans l’en-but dont une fois à la sirène, permit aux locaux de sortir du pré avec un total d’essais équivalent à celui de leurs visiteurs du soir, mais le score demeura sans appel. Les vingt points d’écart affichés au planchot témoigne de la supériorité toulousaine, Lionel Beauxis se chargeant d’inscrire les pénalités sanctionnant ladite domination.

Les Haut-garonnais ont donc offert à leurs supporters un joli cadeau avec 24 heures d’avance. Quant aux adversaires du Stade Toulousains, ambitionner de remporter le Brennus face à un tel adversaire revient pour l’instant à croire au Père Noël.

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Un autre monde

Une tendance actuelle, parmi les observateurs de la chose ovale, consiste à déplorer l’évolution du rugby professionnel qui emprunterait de plus en plus le chemin de son cousin du football. Valse des entraîneurs, rôle croissant des agents de joueurs, provocations verbales entre dirigeants sont autant de signes négatifs d’une « footballisation » du rugby.

Pour autant, un nouvel épisode dans la démesure du foot vient de rappeler assez opportunément que notre sport demeure – encore – bien loin de son rival dans un certain nombre de domaines. Ce matin, nous apprenons que David Beckham, qu’il n’est pas totalement impertinent de qualifier d’ex-star du ballon rond, vient de signer un contrat avec le Paris Saint-Germain pour une rémunération de 800 000€ par mois.

Cette somme astronomique, dont on peut légitimement contester le bien fondé au regard des performances actuelle du joueur, fait apparaître assez ridicule celle lâchée par le président de l’USAP, Paul Goze, pour la venue de Dan Carter, l’un des meilleurs joueurs de la planète ovale, il y a de cela quelques années. On se souvient qu’à l’époque, le montant avancé, environ 700 000€ pour six mois, avait fait des gorges chaudes. Au final, on se dit que le rugby reste bien raisonnable, au moins sur ce plan.

Impression confirmée lorsqu’on regarde les rémunérations moyennes des joueurs professionnels de Top14 et de ProD2 et qu’on les compare à celles versées à leurs homologues des Ligues 1 et 2. La dernière édition de Midi Olympique nous apprend que les salaires versés aux joueurs de l’élite s’élevaient en moyenne à 11 500€ net, quand le salaire net moyen d’un footballeur de ligue 1 est d’environ 40 000€. En deuxième division, un footballeur touche en moyenne 10 000€ et un rugbyman 3 800€.

Le rugby est donc assez loin de ce qui s’observe en football. Même si, du strict point de vue économique, le ballon ovale ne génère pas les mêmes revenus que le ballon rond, la professionnalisation des joueurs de rugby implique qu’ils se consacrent désormais quasi-exclusivement à leur sport, un sport exigeant physiquement, qui suscite des carrières assez courtes et des reconversions pas toujours évidentes. Les salaires actuels sont loin de garantir à ceux qui les perçoivent un « après-rugby » satisfaisant.

Cette situation est problématique, d’autant qu’on constate dans le même temps une recrudescence du chômage des joueurs de rugby.

Aussi, les chiffres astronomiques avancés lors des transferts de footballeurs paraissent plus qu’indécents. Ils sont injustes. On peut se bercer de belles paroles en se disant que nous n’avons pas les mêmes valeurs, que le football appartient à un autre monde et que c’est tant mieux. On peut également s’interroger sur la notion de « juste rémunération » et estimer qu’au regard des risques pris par les rugbymen, il ne serait pas scandaleux de prendre le football comme référence, même relative.

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Plaisir d’offrir, joie de recevoir

C’est entendu, la période est aux cadeaux. Mais on aurait préféré que les Toulousains jouent les pères fouettards avec les Harlequins plutôt que les pères Noël. On attendait des hommes de Guy Novès qu’ils valident par anticipation leur billet pour les quart-de-finale de la H Cup, mais ils ne sont malheureusement pas parvenus à prendre le meilleur sur un adversaire qui n’a pas galvaudé sa réputation du moment, à savoir celle d’une équipe redoutable et accrocheuse.

Une semaine après leur succès au Stoop stadium, les Toulousains ont-ils fait preuve de suffisance à l’égard des Harlequins ? C’est possible, même si on ne peut pas dire que les joueurs aient attaqué la rencontre la fleur au fusil, comme en témoignèrent notamment les trois premières mêlées qui virent le pack rouge-et-noir mettre au supplice son vis-à-vis, ou la prestation en touche de l’alignement haut-et-garonnais. Mais ce sont surtout certaines insuffisances qui privèrent les Toulousains des quatre points de la victoire.

Ainsi celles de leurs buteurs, et au premier chef Luke McAllister. Près de 15 points laissés en route, voilà qui fait beaucoup, d’autant que les Toulousains n’ont pas su non plus convertir en essais leur domination territoriale. A l’exception de la deuxième moitié de la première période, les Toulousains ont en effet mis la main sur le cuir sans parvenir à franchir plus de deux fois la ligne d’en-but adverse, alors que, dans le même temps, les Anglais ont su à trois reprises aller pointer en terre promise.

Rarement on vit équipe anglaise être aussi clairement à la limite de la régularité, pour ne pas dire au-delà, sur le terrain comme en dehors. Ainsi, à deux reprises, un soigneur puis un joueur ont sciemment empêché les Toulousains de jouer rapidement une touche. Le carton rouge infligé par M. Rolland au troisième ligne des Quins auteur du deuxième acte d’anti-jeu, est intervenu trop tardivement pour changer quoi que ce soit.

Mais le comportement discutable des hommes de Conor O’Shea n’explique pas seule la contreperformance toulousaine. Force est de constater que les attaquants rouge-et-noir n’ont pas su s’adapter à la défense anglaise, celle-ci coupant rapidement les extérieurs et gênant énormément les transmissions de balle.

Trop souvent isolé, le porteur du ballon n’a pas trouvé ses habituels soutiens. Et parallèlement, les Quins sont parvenus à bonifier plusieurs de leurs situations offensives, en particulier sur des récupérations de balle. Auteurs de trois essais, les Anglais ont bien failli revenir de leur déplacement au Stadium avec cinq points, ce qui aurait représenté une très mauvaise affaire pour Toulouse.

En accrochant le bonus défensif, le Stade a préservé l’essentiel. Mais il se prive d’une fin d’hiver tranquille. Il devra batailler jusqu’au bout pour décrocher sa qualification, et pourrait bien regretter les trois points lâchés hier, au moment où il faudra déterminer les équipes qui recevront pour les quarts.

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