Une Bien Belle manifestation de solidarité

Laurent Armand (Photo Claude Petit pour Sud Ouest)

Laurent Armand, le coach des avants de l’Union Bordeaux-Bègles a été victime d’un accident vasculaire cérébral il y a près d’un mois. Il est resté plus de deux semaines dans le coma. Depuis quelques jours, son état s’améliore et il a été extubé hier.

Il n’est pas encore question d’un retour à une activité professionnelle mais ces signes sont très encourageants pour ce solide gaillard dans la force de l’âge. En attendant, les dirigeants de l’UBB ont souhaité pouvoir donner l’occasion à tous les supporters du club d’exprimer de manière originale leur soutien à Laurent Armand.

Samedi, le club disputera sa rencontre de la 16ème journée de Top14 face à Clermont au Stade Chaban-Delmas. Celui-ci est situé à 200 mètres de l’hôpital où est hospitalisé Laurent Armand. Les spectateurs seront invités à scander le nom de l’entraîneur Bordelo-Béglais pour lui manifester leurs encouragements.

Cette initiative, aussi originale que touchante, devrait sans nul doute donner encore plus de motivation à Laurent Armand dans son combat pour retrouver toute la plénitude de ses moyens physiques.

Au moment où le monde du rugby se divise autour de questions scabreuses, l’UBB nous montre que les valeurs du rugby ne sont pas encore du domaine des souvenirs mais restent au contraire bien présente dans les têtes et les coeurs.

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« Ma grande encyclopédie » : Mieux connaître le rugby pour mieux le comprendre

Une encyclopédie qui s'adresse aux jeunes comme aux moins jeunes

A l’heure où l’on se pose beaucoup de questions sur les valeurs du rugby, sur l’évolution de ce sport à l’aune du professionnalisme, il apparaît souhaitable de rappeler qu’on ne peut percevoir la complexité et la richesse du rugby sans en connaître les origines et l’histoire. Tout comme on ne peut avoir d’opinion solide sur l’arbitrage sans en appréhender les règles et mesuré combien il est délicat de les faire appliquer sur le terrain.

Cet apprentissage doit se faire dès les première heures passées sur le pré avec ses copains (c’est le rôle des éducateurs qui, bénévolement, donnent de leur temps pour faire partager leur passion). Il peut aussi passer par la lecture d’ouvrages consacrés à ce sport merveilleux.

C’est pourquoi on conseillera d’offrir aux plus jeunes l’ouvrage de Nemer Habib, Le Rugby, Ma grande encyclopédie.

Paru aux éditons Milan Jeunesse, ce beau livre de près de 200 pages offre aux jeunes, à qui il s’adresse évidemment, mais aussi à leurs parents férus de ce sport la possibilité de disposer d’une somme très complète sur l’ovalie, son histoire, ses règles et ceux qui – hier comme aujourd’hui, ont fait du rugby ce qu’il est : un sport à part.

Richement illustrée, à jour des derniers résultats des grandes compétitions nationales et internationales, Ma grande encyclopédie parvient, en dix chapitres thématiques, à concilier la clarté du propos avec l’exhaustivité des informations qui y sont contenues.

Le Rugby, Ma grande encyclopédie

Nemer Habib

Editions Milan Jeunesse

21€

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H Cup : bilan moyen et perspectives mitigées

La dernière journée de HCup a livré son verdict ce week-end. Comme on pouvait s’y attendre, il n’y a pas eu de miracle pour Biarritz. Malgré un gros match face aux Ospreys et une victoire bonifiée, le BO n’est pas parvenu à se qualifier pour les quart-de-finale de la compétition. Il aurait fallu pour cela un concours de circonstances qui ne s’est pas produit.

On a pourtant cru que l’incroyable se produirait lorsque les Italiens de Trévise ont pris un avantage assez consistant au score face aux Saracens. Mais les Anglais ont su faire ce que le BO n’est pas parvenu à réaliser contre la même équipe, à savoir remettre son jeu à l’endroit, enquiller les points qui se présentaient, et empocher la victoire. Deuxième de sa poule, Biarritz n’a pas non plus accroché la place de meilleur deuxième, du fait des victoires de Cardiff et d’Edimbourg.

Ne restent donc en lice que Toulouse et Clermont. C’est assez mince au regard des ambitions de début de saison et des statistiques « habituelles » qui voient le Top14 envoyer régulièrement 3 de ses représentants en quarts. On pourra rétorquer que la qualification du BO s’est surtout jouée en Italie et qu’une prestation un peu plus en rapport avec le niveau affiché en ce moment par cette équipe aurait sans doute permis aux Basques de décrocher son billet. On ajoutera qu’il suffit de regarder les résultats des clubs Anglais (un seul qualifié) pour se consoler et relativiser la situation.

Pour autant, il est assez remarquable de constater que la montée en puissance financière des clubs du Top14 ne s’accompagne pas des résultats escomptés. La faute à la coupe du monde, qui a privé les équipes de leurs internationaux, les empêchant de se préparer au mieux pour les échéances européennes de novembre ? Ce n’est pas certain. Il faut également mettre le doigt là où cela fait mal : l’arbitrage, trop hétérogène entre le Top14 et la Coupe d’Europe, le coaching hexagonal, trop frileux et restrictif.

Il faut, malgré tout, rester optimiste et se réjouir de la qualification de nos deux meilleures chances dans la compétition, Toulouse et Clermont. La bonne nouvelle est que les deux clubs ne se rencontreront pas en quart. La mauvaise réside dans le fait que nos représentants disputeront leurs rencontres à l’extérieur.

Toulouse jouera à Edimbourg et Clermont se déplacera chez les Saracens. Les Ecossais, qui avaient fini dernier de leur poule l’an passé, se sont qualifié pour la première fois depuis la saison 2003-2004. Cette année-là, Edimbourg avait joué son quart chez le Stade Toulousain et ce dernier l’avait nettement emporté. Cette fois, les Ecossais auront l’avantage du terrain. Quant à leur jeu, il pourrait donner des problèmes aux hommes de Guy Novès qui se sont montrés parfois un peu fébriles dans certaines situations « débridées » qu’affectionnent Chris Paterson et ses coéquipiers. En cas de succès, les Toulousains devront se déplacer en Irlande pour les demies. Ce sera soit l’Ulster, soit, plus probablement, le Munster. Pas vraiment une partie de plaisir, donc.

Clermont devra se mesurer aux Saracens. Les Anglais, seuls représentants de la Premiership, ont montré à Trévise comme face à Biarritz qu’ils n’étaient pas exempts de tout défaut sur le plan défensif. Mais on sait combien le facteur « terrain » est important en phase finale de H Cup. Il faudra à l’ASMCA un mental d’acier pour accomplir un petit exploit, celui de se qualifier pour la première fois pour les demi-finales de la compétition. Le jeu en vaut d’autant plus la chandelle qu’en cas de succès face aux Saracens, les Auvergnats disputeraient la qualification pour la finale à domicile, contre le vainqueur de la rencontre opposant le Leinster à Cardiff. On est prêt à parier que les supporters clermontois ne seraient pas contre une revanche du quart de finale de 2010 qui avait vu les Irlandais l’emporter d’un petit point (29-28). Malheureusement, la configuration de Marcel-Michelin ne permettra pas, a priori, d’accueillir le match : le stade fait 18 000 places, alors que le règlement de l’ERC en exige au moins 20 000…

Les perspectives, sans être dramatiques, sont mitigées. Les oppositions proposées à nos deux représentants pour les quart-de-finale sont loin d’être imbattables. Mais les statistiques ne sont pas très favorables aux clubs qui se déplacent. Seuls quelques clubs sont parvenus à décrocher leur billet pour les demies sur le terrain adverse. Parmi ces équipes, on citera le Munster, en 2008, qui avait d’ailleurs réédité la performance en demi-finale sur la pelouse des Saracens avant de remporter le trophée face à Toulouse.

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Une qualification aux forceps

A force d’entendre dire que le Top14 est l’un des meilleurs championnats du monde, on finit par la croire. Jusqu’à ce que la H Cup vienne nous rappeler qu’entre les belles paroles et la réalité, il y a parfois une certaine marge, voire une marge certaine.

Les deux meilleurs clubs de notre championnat domestique viennent de se qualifier pour les quart-de-finale de la Coupe d’Europe. Mais pour la manière, on est loin de ce à quoi il était permis de s’attendre. Si la logique avait été respectée entre le Connacht et les Harlequins, Toulouse envisagerait aujourd’hui de disputer la Amlin Cup pour la première fois de son existence. Défaits 34-24 sur le terrain de Gloucester, le Stade a bénéficié du facteur chance, une réussite de champion diront les plus optimistes des supporters rouge-et-noirs. Les prochains adversaires des Toulousains devraient sans doute cibler l’ailier Haut-Garonnais, Timoci Matanavou, qui est loin de présenter les mêmes garanties au plan défensif que sur celui de l’attaque. Il aura coûté 14 points à son équipe, soit deux essais transformés.

Quant à Clermont, il a souffert mille morts pour venir à bout d’une équipe de l’Ulster qui a combiné organisation défensive, qualités tactiques et indécrottable sens de la tricherie dans les phases de rucks. Malheureusement pour les Auvergnats, le match était arbitré par Pearson. Dave, de son prénom, a réussi une performance qu’on croyait appartenir à deux ou trois générations en arrière. Mais on sait que les Anglais sont gens de tradition…

Reconnaissons néanmoins que Clermont n’a pas vraiment joué son meilleur rugby, en choisissant d’écarter les ballons quand le porter dans l’axe aurait sans doute été plus opportun. La rentrée de Brock James en lieu et place de David Skréla, celles de Vincent Debaty et Ti’Paulo devant ont apporté un surcroît d’efficacité à l’équipe de Vern Cotter. L’essai inscrit par le talonneur remplaçant permet aux Auvergnats de l’emporter et de prendre la tête de leur poule. Mais ils devront vraisemblablement jouer leur quart à l’extérieur, peut-être même à Ravenhill, chez leur adversaire du jour…

C’est une certitude en revanche, Toulouse disputera son quart sur un pré hostile, sans doute Celte, tant les équipes Galloises, Irlandaises et Écossaises sont en forme actuellement.

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