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Déc 22

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Novès prend la porte

La décision, qui ne faisait guère de doute à dire vrai, est tombée même si elle n’est pas encore officielle : Guy Novès n’est plus le sélectionneur du XV de France. L’entraîneur de club le plus titré de l’histoire du rugby français prend donc la porte et quitte ses fonctions sur un des plus mauvais bilans de celle de l’équipe nationale. Et cela à deux ans de la prochaine Coupe du monde. C’est la première fois depuis l’avènement du professionnalisme que cette mésaventure arrive à un sélectionneur français.

Guy Novès paie ses mauvais résultats. Il paie également de n’avoir jamais été dans les petits papiers de Bernard Laporte. Ce n’est un secret pour personne. Malgré ses démentis, le président de la FFR se serait bien vu débarquer le Toulousain dès son élection à la tête de la FFR. Des considérations politiques et financières avaient prévalues et l’ancien coach du Stade toulousain était resté à son poste. Ces considérations auront finalement été écartées un an plus tard.

Nier la responsabilité de Novès dans les mauvais résultats du XV de France reviendrait à nier l’utilité tout court d’un manager et de son staff. Sa méthode, qui s’était peu à peu essoufflée à Toulouse, n’a pas fonctionné avec les internationaux, en particulier, peut-on lire et entendre ici ou là, les jeunes sélectionnés. A cet égard, l’impression de voir des joueurs totalement tétanisés sur le terrain par peur d’encourir les foudres du sélectionneur n’est sans doute pas totalement infondée. Un autre que Guy Novès aura peut-être davantage de réussite avec la psychologie de la génération Y, encore qu’on peut s’interroger sur le choix de Jacques Brunel pour lui succéder, ce dernier, âgé de bientôt 64 ans comme le Toulousain, ne se posant pas précisément en représentant de la nouvelle vague d’entraîneurs tricolores.

Pour autant, même si un nouveau coach parvenait à redresser la barre de la galère bleue, il est douteux que cela suffise. On se gargarise des bons résultats rochelais et clermontois en coupe d’Europe mais ces deux clubs sont des alibis bien pratiques pour exonérer l’organisation du rugby professionnel français, en particulier dans son rapport aux jeunes joueurs et jeu lui-même.

Guy Novès aurait certainement dû prendre les rênes du XV de France une bonne décennie plus tôt. Il rejoint aujourd’hui la liste assez longue des sélectionneurs dont on attendait, en vain, beaucoup. Et sans doute trop. Il restera un coach d’exception.

Ce que même son mauvais parcours en bleu et son éviction prématurée ne pourront lui retirer.

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