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Oct 22

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Malé « dix » ction !

L’image est terrible, qui a fait le tour des réseaux sociaux : sur le plaquage d’un adversaire, Camille Lopez s’est fracturé la cheville gauche. Opéré dans la soirée, il devra patienter environ six mois avant de faire son retour sur le terrain. C’est avant tout une mauvaise nouvelle pour le joueur qui affichait une forme olympique depuis le début de la saison. Mais on ne peut s’empêcher naturellement de penser au XV de France qui va affronter dans quelques semaines les All Blacks et les Springboks sans celui qui fait figure d’incontestable numéro un à son poste.

Le problème est d’autant plus vif qu’on peine un peu à trouver des numéros deux et trois vraiment crédibles au plan international. François Trinh-Duc reste le candidat le mieux placé pour remplacer Lopez en raison de son expérience en bleu, mais il continue de traîner son inconstance à Toulon, une inconstance qui le maintient en retrait d’Anthony Belleau.

Le même Belleau devrait certainement être appelé par Guy Novès pour rejoindre le groupe. Mais peut-on raisonnablement compter sur un novice au plan international pour conduire la sélection nationale face à ce qui se fait de mieux sur la planète ovale ? Il faut bien débuter un jour, avanceront les plus optimistes. Les autres se contenteront de douter que le sélectionneur lance dans le grand bain – d’aucuns diraient le vide – un ouvreur inexpérimenté avec la tâche de sauver le XV de France et la tête de son patron. Et ne parlons pas de Romain N’Tamack, qui n’a disputé que quelques bribes de matchs avec le Stade toulousain.

L’épouvantable blessure de Camille Lopez vient troubler un peu plus les repères d’une équipe Tricolore qui n’en disposait plus guère après sa calamiteuse tournée estivale. Elle illustre par ricochet la pauvreté sidérale du XV de France au poste de numéro dix, à laquelle il faut ajouter une espèce de malédiction qui frappe ses ouvreurs. Sans aller jusqu’à rappeler la triste fin de carrière internationale de Thomas Castaignède, qu’on se souvienne de la fracture de la jambe qui frappa Trinh-Duc il y a deux ans, au moment où il semblait revenir au premier plan.

Tant que la France ne réformera pas en profondeur son approche de la formation et de la détection des numéros dix, elle restera tributaire des accidents comme celui qui a foudroyé le joueur auvergnat. Et la malédiction des ouvreurs se poursuivra.

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