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Juin 07

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L’improbable Toulouse – Clermont

Paradoxe d’un sport qui les cultive tout particulièrement, depuis près de quinze ans que le Top14 existe, les deux premiers au classement de la saison régulière ne se sont rencontrés en finale qu’une seule fois, en 2008, dans un match qui opposait déjà Clermont au Stade toulousain. La faute en revient à des phases finales qui ont quasi-systématiquement fait chuter le leader ou son dauphin. Toute série ayant un terme, une nouvelle confrontation entre les deux meilleures formations de la saison finira bien par se produire un jour. Cette année ? Rien n’est moins sûr.

Plus facteurs peuvent expliquer la longévité du phénomène pour ne pas dire sa permanence. Le premier tient du constat d’évidence : terminer aux deux premières places du classement après 26 rencontres ne signifie pas qu’on est imbattable. Et même si, cette année, le Stade toulousain et Clermont semblent un chouilla au-dessus de la concurrence, cette dernière ne se rendra pas au Matmut Stadium de Bordeaux avec la résignation du condamné mais bien avec, comme chaque année, l’intention de s’imposer.

Le deuxième facteur tient précisément au fait que les demi-finales se déroulent sur terrain neutre. Et malgré une érosion du syndrome très hexagonal de « la forteresse imprenable », l’avantage du terrain demeure loin d’être négligeable. En disputant la rencontre à Bordeaux, Toulousains et Clermontois se privent de cet atout que leur saison régulière aurait pu leur valoir.

Un troisième facteur est souvent mis en avant, celui du manque de rythme. Paradoxe (encore un) : l’équipe la plus fraîche n’est pas nécessairement avantagée face à un adversaire qui n’a pas connu d’interruption dans la succession de ses matchs. Illustrant l’expression « continuer sur sa lancée », les clubs barragistes peuvent profiter d’une dynamique favorable, à laquelle s’ajoute cette alchimie particulière au sport qui conduit la cohésion d’une équipe à s’effriter rapidement en l’absence d’enchaînement des matchs. Cet argument est certainement le moins solide des trois, comme en témoigne la présence systématique en finale de l’un des deux premiers du classement.

Reste qu’à moins de revoir l’organisation du Top14, la prime offerte aux deux premiers de la saison régulière demeure assez discutable. Elle ajoute en tout cas de l’eau au moulin de ceux qui considèrent que la formule actuelle est bancale, qui ne tranche pas franchement entre les différents modèles de compétition possibles.

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