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Nov 08

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Les oreillons et les « Marie-Louise »

Le match France – Nouvelle Zélande de samedi aura une signification particulière puisque le trophée Dave Gallaher récompensant le vainqueur de la rencontre sera remis le jour même de la commémoration de l’armistice de la Grande Guerre qui vit le capitaine des « Originals » de 1905 succomber sur un champ de bataille des Flandres.

On pourrait ironiquement (et avec une pointe de mauvais goût) relever qu’avec leur cascade de blessures, les Tricolores ont d’ores et déjà rendu une forme d’hommage aux victimes de cet épouvantable conflit, en espérant que le spectacle qu’ils offriront à l’issue du match ne sera pas celui de gueules cassées…

De leur côté, les All Blacks sont victimes d’une épidémie. Fort heureusement, ce n’est pas la grippe espagnole mais une plus bénigne vague d’oreillons qui frappe les hommes de Steve Hansen. Pas de pronostic vital engagé, seulement des défections sur la feuille de match.

Difficile, dans cette situation, de ne pas se souvenir qu’un certain nombre des victoires grappillées face à l’épouvantail neo-zélandais l’ont été devant un adversaire amoindri. Et sans aller jusqu’à comparer les oreillons à la fameuse Suzie sud-africaine de 1995, l’idée a sans doute traversé les esprits que les All Blacks qui s’aligneront au Stade de France samedi seront peut-être bons à prendre.

Malheureusement, on voit mal en l’état actuel des forces du rugby français comment une équipe même « B » ne serait pas toujours largement favorite face à une formation tricolore qui est elle aussi amputée de plusieurs de ses cadres.

Il se murmure que la charnière pourrait être composée d’Antoine Dupont et Anthony Belleau. Deux jeunots, deux bleus chez les bleus. On évoque aussi les possibles titularisations de Paul Gabrillagues et Judicaël Cancoriet. Voilà de quoi ravir ceux qui trouvent qu’on attend toujours trop longtemps avant de lancer dans le grand bain international les âmes bien nées de l’ovalie hexagonale. Il n’empêche. Même avec quelques vieux briscards dans ses rangs, cette équipe de France a des petits airs de « Marie-Louise » envoyés au casse-pipe.

Et on ne distingue pas vraiment de Napoléon en son sein pour la guide à la victoire. Et si celle-ci, par extraordinaire, survenait, elle devra certainement être rangée « oreillons » des miracles.

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