Éviter un deuxième coup d’arrêt…

La composition du XV de départ contre l’Ecosse, dimanche à Murrayfield, livrée ce vendredi par Guy Novès n’est pas franchement une surprise. La titularisation de Scott Spedding à l’arrière répond aux critiques adressées à Maxime Médard qui, malgré des statistiques plutôt (très) flatteuses n’a pas pleinement convaincu lors des trois premières rencontres du Tournoi. Quant à celle de Wesley Fofana, elle semble la conséquence des deux constats que le staff du XV de France a très vraisemblablement opérés : le réservoir d’ailiers de niveau international est à un niveau d’étiage préjudiciable actuellement et les qualités d’appuis du centre clermontois sont inversement proportionnelles à celles de ses passes.

Qu’on soit ou non d’accord avec les reproches faits à Fofana et ceux lancés à Guy Novès sur « ces joueurs qui ne n’évoluent pas en équipe de France à la place qui est la leur en club », le positionnement du Clermontois à l’aile provoque toujours un je ne sais quoi d’excitant qui, par les temps qui courent, n’est pas malvenu.

C’est aussi un peu le cas de la titularisation de François Trinh-Duc à l’ouverture dimanche. Il Après avoir regardé les deux premiers matchs à la télévision puis le troisième sur le banc, le numéro dix de Montpellier voit enfin sa (nouvelle) chance arriver. A près de 30 ans (il les aura en novembre prochain), celui qui fut le protégé de Marc Lièvremont jusqu’en phases finales de la Coupe du monde 2011 va revêtir le maillot du titulaire de l’ouverture tricolore sept mois après l’expérience sans lendemain tentée par Philippe Saint-André en match de préparation de la dernière édition.

Il serait, paraît-il, le choix numéro un de Guy Novès qui n’avait pu faire appel à lui en début de Tournoi en raison d’une blessure tenace et avait dû appeler Jules Plisson. Tenaillé entre le souhait d’offrir au XV de France de la stabilité à un poste dont ce n’est pas la caractéristique principale chez les Bleus et l’envie de voir Trinh-Duc à l’ouvrage d’entrée de jeu, Guy Novès a finalement opté pour une solution que la contreperformance du Parisien à Cardiff a rendue plus facile à prendre, à savoir interchanger les places des deux joueurs par rapport au dernier match. Plisson va donc s’asseoir sur le banc sans que cela passe pour un complet désaveux. Les apparences sont sauves, et le moral du jeune ouvreur sans doute également.

Maxime Machenaud conserve quant à lui sa place de titulaire, tout comme Damien Chouly au cul du camion tricolore, aux côtés de Yacouba Camara et Wenceslas Lauret. Face à des Ecossais plus portés sur la mobilité que le rentre-dedans, le choix de cette troisième-ligne de chevau-légers paraît se justifier, tout comme la titularisation d’Alexandre Flanquart, épatant jusque là en deuxième-ligne malgré son manque de densité à l’impact.

Face à des Ecossais sur leur lancée de la dernière Coupe du monde, la tâche des Tricolores s’annonce difficile et il se pourrait bien qu’ils connaissent à Murrayfield leur première défaite depuis dix ans devant le XV de Chardon.

Le chantier démarré par Novès a connu un premier coup d’arrêt au Pays de Galles. Un deuxième ne serait pas illogique. Mais il serait ennuyeux. Souhaitons à François Trinh-Duc et ses collègues de ne pas vivre une telle mésaventure. Sur l’envie, qui sait, un succès est tout à fait possible.

ECOFRA

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