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Avr 19

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Lions : des surprises, comme toujours

Warren Gatland, le sélectionneur des Lions britanniques et irlandais, a livré son verdict et annoncé la composition du groupe qui ira en juin prochain défier le rugby néo-zélandais dans une série de dix confrontations dont trois test-matchs. Comme toujours, il y a des surprises, bonnes ou mauvaises. Avec 41 joueurs, ce squad est le plus important derrière celui de 2005 qui comptait 44 sélectionnés. Les plus superstitieux auront noté qu’il y a douze ans, le voyage s’était déjà déroulé au pays du Long nuage blanc et que la série de test avait été perdue 3-0 par les Lions, ces derniers enregistrant au passage une défaite 48-18 dans le deuxième test, soit le record de points encaissés dans l’histoire de cette sélection. Le faible nombre de rencontres à disputer pourrait, comme en 2005, priver le groupe d’occasions de jouer ensemble et de développer des automatismes et un référentiel commun.

Warren Gatland a appelé un important contingent anglais (16), suivi par les Gallois (12), eux-même talonnés par les Irlandais (11). Quant aux Ecossais, pourtant auteurs d’un Tournoi 2017 enthousiasmant, ils ne comptent que deux élus, l’arrière Stuart Hogg et l’ailier Tommy Seymour.

Naturellement, les journalistes et supporters de chaque nation scrutent leurs sélectionnés à l’affut des surprises. Du côté des avants, l’absence de Dylan Hartley, le capitaine du XV de la Rose, fait beaucoup parler, même si le choix de Warren Gatland est loin d’être illogique au vu de ses performances. Le plus rude pour Hartley réside certainement dans le fait que Warren Gatland a appelé Jamie George, sa doublure en équipe nationale. Le pilier Kyle Sinckler, également remplaçant au sein du XV d’Angleterre, rejoint les Lions mais pas au détriment du titulaire Dan Cole. Ainsi qu’on pouvait l’escompter, la troisième-ligne apparaît comme l’arme majeure de cette sélection, chaque poste étant brillamment pourvu, avec un siège réservé à Sam Warburton, capitaine pour la deuxième fois d’affillée.

Chez les arrières, l’absence de George Ford n’apparaît pas comme une véritable surprise. L’ouvreur anglais paie certainement sa « Farrell dépendance », lui qui joue vraiment bien lorsque le numéro 10 des Saracens lui est associé en premier centre. Gatland fait également le pari de Jonathan Sexton, pourtant fragile physiquement. Nul doute que la troisième-ligne des All Blacks cherchera à jouer dans sa zone en cas de titularisation…

Parmi les absences remarquées, on note celles du petit prodige irlandais Garry Ringrose et de son coéquipier Simon Zebo. La présence du remplaçant anglais Ben Te’o ne semblait quant à elle pas des plus évidentes.

Sur le papier, ce groupe apparaît plutôt séduisant. Réussira-t-il à enchaîner deux victoires en deux tournées de rang, ce qui ne s’est pas vu depuis le fameux doublé 1971-1974 ? Les supporters des Lions le croient certainement. Ceux qui ont pu noter l’essoufflement de la méthode Gatland au fil des saisons, un peu moins. Début de réponse le 3 juin prochain.

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