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Déc 11

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Coup de vent sur Marcel-Deflandre

Alors que la tempête frappe l’ouest de notre continent, avec son cortège de pluie et de neige, c’est une véritable tornade qui s’est abattue sur l’équipe anglaise des Wasps hier. Et cette tornade porte un nom : le Stade rochelais.

Les conditions climatiques n’étaient pourtant pas très clémentes ce dimanche en Charente-Maritime. Pas au point de bloquer les accès au stade et de couvrir de neige la pelouse (et de ridicule les dirigeants du rugby européen) comme à l’Allianz Stadium des Saracens. Mais pas le genre de météo à favoriser ce qu’on appelle le beau jeu, qualificatif désignant toute forme de rugby qui ne se résout pas à pratiquer le rentre-dedans systématique et les petits tas multipliés à l’infini.

Hier à Marcel-Deflandre, le vent et la pluie n’ont pas dissuadé les hommes de Patrice Collazo d’offrir aux spectateurs ravis un festival offensif, avec un ballon volant de main en main et des joueurs – avants comme trois-quarts – aux semelles de vent. Et si les Anglais n’ont pas été en reste dans ledit festival, force est de constater que celui-ci a surtout été le fait du Stade rochelais.

On le dit un peu « en dedans » depuis quelques matchs, moins fringant en Top14. Mais le Top14 n’est pas la Coupe d’Europe et s’il faut croire à un supplément de motivation pas inutile pour améliorer les performances, il faut aussi et surtout souligner que la Champions Cup n’a pas son pareil pour favoriser les équipes les plus dynamiques.

Et sans flagornerie aucune, ce Stade rochelais est certainement sur le vieux continent ce qui s’approche le plus actuellement du modèle de rugby que tous les amoureux de ce jeu appelle de leur vœux : du rythme, des passes, de l’évitement, sans pour autant gommer la dimension d’affrontement qui fait le sel de ce sport de combat collectif.

On observera que ce jeu produit dimanche l’a été par une équipe dans laquelle évoluaient plusieurs jeunes joueurs, à l’image du talonneur Pierre Bourgarit, 20 ans, venu de Auch à l’intersaison, que le staff rochelais n’a pas hésité à lancer dans le grand bain et qui se sont parfaitement intégré dans un collectif aux performances haut-de-gamme.

Que faut-il aux présidents des clubs du Top14 pour adopter la même politique sportive que Vincent Merling et ses coachs ? Très certainement que La Rochelle décroche un titre européen ou, mieux encore, national. Car dans un championnat dans lequel les phases finales offrent le plus souvent des rencontres cadenassées d’où sortent vainqueurs les équipes aux nerfs les plus solides à défaut d’avoir le jeu le plus séduisant, le Stade rochelais n’a pas encore fait la preuve qu’il peut non seulement enchanter ses supporters, mais également garnir son armoire aux trophées d’un bouclier de Brennus.

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