«

»

Jan 22

Imprimer ceci Article

Ces diables d’Irlandais !

Les phases régulières des deux coupes d’Europe ont livré leur verdict. Et celui-ci est plutôt favorable aux clubs français qui qualifient respectivement quatre et trois de leurs représentants pour les quart-de-finales de Champions Cup et de Challenge Cup, soit la moitié des formations composant le Top14.

Un tel résultat ne laisse pas d’interroger, en particulier lorsqu’on compare les résultats des clubs français en Champions Cup avec ceux de leurs homologues anglais. Alors que Clermont, La Rochelle, Toulon et le Racing92 sont parvenus à décrocher leur billet pour les quarts, seuls les Saracens ont réussi à passer le « cut », et ce grâce à la défaite plutôt surprenante de l’Ulster chez les Wasps.

A s’en tenir aux apparences, il est difficile de comprendre comment les Anglais, dont les clubs favorisent un rugby dynamique et rythmé, et dont l’équipe nationale trône à la deuxième place du « ranking » de World Rugby, se sont débrouillés pour passer à côté de la compétition alors que leurs homologues tricolores, issus d’un Top14 le plus souvent ennuyeux, au rugby réducteur et loin des temps de jeu effectifs internationaux, seront quatre à briguer une place en demi-finale ?

Il faut d’abord souligner que Clermont et la Rochelle, malgré deux matchs assez décevants des maritimes en Ulster et chez les Wasps, ont été fidèles au jeu ambitieux qu’ils développent en championnat et leur qualification est finalement logique. Le Racing92 et le RC Toulon ont eu plus de mal, mais la richesse et la qualité de leur effectif leur ont permis d’accrocher une place de « meilleurs deuxièmes ». Côté anglais, Exeter a certainement pâti d’avoir eu le Leinster dans son groupe. La formation irlandaise a écrasé la concurrence – Montpellier compris – et fait figure de favori de la présente édition. Les Wasps ont eu la malchance de tomber dans une poule très équilibrée dans laquelle un peu plus de réussite leur aurait permis de basculer du côté des qualifiés et non des recalés. Avec 18 points, Bath a également échoué d’un rien dans son groupe, l’ayant emporté chez les Scarletts et bien failli surprendre Toulon chez lui. On le voit, il ne s’en est pas fallu de beaucoup pour que le solde s’équilibre plus favorablement pour les Anglais. On relèvera d’ailleurs que deux clubs français se sont qualifiés comme « meilleurs deuxièmes » et que seul Clermont recevra en quart-de-finales.

Connaissant la faiblesse des taux de victoires à l’extérieur en phase éliminatoire (moins d’une équipe sur quatre est parvenue à l’emporter chez un concurrent jusqu’à présent), il ne serait pas impossible de retrouver en demi-finales, outre un club français – Clermont et le Racing92 en découdront, deux provinces irlandaises et un gallois, Llanelli.

En définitive, ce ne sont ni les Anglais ni, malgré leur nombre, les Français qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu, mais ces diables d’Irlandais. Revenus très forts l’an dernier après un trou d’air de deux saisons, ils confirment un retour au premier plan dans la compétition européenne. Sans un faux-pas malheureux de l’Ulster, ils auraient pu être trois représentants en demies. Ils ne seront que deux, mais le Leinster comme le Munster s’avancent en favoris pour leurs quarts qu’ils disputeront à domicile.

Pour les supporters de la verte Erin, le mois de mars s’annonce passionnant à tous points de vue : le 17, le XV de la Rose accueillera l’Irlande et le 31, le Leinster recevra les Saracens. De quoi rêver, pourquoi pas, à un double sacre Européen, neuf ans après celui de 2009.

Lien Permanent pour cet article : http://renvoiaux22.fr/WordPress3/ces-diables-dirlandais/

Facebook comments:


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>