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Déc 27

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Bricolage

Après avoir laissé fuiter (ou organisé les dites fuites) l’éviction de Guy Novès, Bernard Laporte a officialisé celle-ci lors d’une conférence de presse sur invitation. Vous avez bien lu. Pour la presse écrite, seuls cinq médias ont été conviés pour entendre les explications du président de la Fédération française de rugby. Un exemple de plus, s’il en était besoin, pour illustrer que les belles promesses de changements dans la manière de gouverner la FFR n’engageaient que les électeurs de « Bernie ». Aujourd’hui comme hier, des oukazes sanctionnent ceux qui ont déplu au prince. Ainsi, il ne faut pas chercher plus loin l’absence de représentant du quotidien l’Equipe parmi les journalistes qui ont pu écouter la bonne parole présidentielle.

Au cours de cette conférence de presse, Bernard Laporte a donc confirmé le départ de Guy Novès et l’arrivée d’un vieux complice à lui, Jacques Brunel. Celui qui fut son adjoint à la tête du XV de France durant les huit années de son mandat de sélectionneur chapeautera un staff « mouvant », composé de coachs du Top 14 qui viendront pour des « piges ». A l’heure de l’hyper professionnalisation des encadrements de sélections nationales, voilà une mesure qui fleure bon le bricolage, pour ne pas dire l’amateurisme.

La question n’est pas tant de savoir s’il fallait évincer Guy Novès mais plutôt du moment et de la manière. La façon dont le Toulousain a été tenu à l’écart d’un processus de décision ressemblant davantage à de l’habillage qu’à autre chose apparaît inélégante et déplacée. Elle n’honore pas vraiment Bernard Laporte qui, au fond, aurait été plus cohérent en virant le sélectionneur dès son arrivée à la tête de la Fédération. En voulant faire croire qu’il pourrait cohabiter avec Guy Novès, alors que très rapidement des signes de défiance mutuelle sont apparus entre les deux hommes, Bernard Laporte n’a fait que déplacer le problème de quelques mois, au détriment du XV de France.

La désignation de Jacques Brunel, alimente les critiques qui voient dans cette nomination une nouvelle illustration d’un copinage contre lequel Laporte se voulait le candidat incarné. Quant à savoir si l’ancien sélectionneur du XV d’Italie parviendra à sortir l’équipe de France de l’ornière dans laquelle elle se trouve, la période s’y prête. C’est en effet le bon moment pour croire au Père Noël.

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