Au(x) stade(s) des intentions

Le Stade Toulousain affiche ses ambitions face à Toulon (photo L’Equipe)

Les deux stades recevaient aujourd’hui. Et le Toulousain comme le Parisien l’ont emporté. Plutôt facilement, ou plus précisément sans être réellement inquiétés. Dans les deux cas, le score est sans appel : 33 à 12 pour Toulouse face à Toulon, 29 à 3 en faveur du Stade Français opposé à son rival Francilien du Racing métro.

Indéniablement, les deux rencontres figuraient au rang d’affiches incontestées de cette 12ème journée de Top14, même si le Biarritz – Montpellier de demain méritera d’être regardé. Au bilan, le match entre les deux équipes rouge-et-noir fut assez largement supérieur au derby parisien, dont la qualité du jeu fut assez médiocre. La faute à un temps exécrable sur la capitale, qui a sans doute empêché les deux équipes de développer un jeu ambitieux. On est donc resté, au stade de France, sur les fondamentaux : conquête et défi physique. A ce jeu, les hommes de Michael Cheika se sont montrés plus à l’aise que leurs rivaux, bousculés en agressivité puis incapable, en deuxième mi-temps, de scorer sur leurs possessions.

Le président Lorenzetti, dont Renvoi aux 22 évoquait ce matin les dernières provocations avant le derby, pourra toujours moquer (avec raison) le kitsch du cérémonial d’avant match qui vit un Johnny Halliday visiblement fatigué donner le coup d’envoi sur fond de moteurs de Harley Davidsons. Mais s’agissant du volet rugby de l’événement, il n’est visiblement pas en position, ce soir, de trop jouer les donneurs de leçon. Car la leçon, ce sont plutôt ses joueurs qui l’ont reçue. Le départ de Simon Mannix, entraîneur des lignes arrières, n’a rien changé à la situation de flottement dans laquelle se trouve actuellement le Racing. Il va lui falloir sérieusement resserrer les boulons si le club ne veut pas subir une deuxième désillusion après celle vécue en H Cup.

Côté Stade Français, la résurrection semble  enclenchée. Occupant provisoirement la 5ème place du classement après son succès du jour, le club Parisien peut désormais afficher des intentions résolument ambitieuses. Si le club de la capitale continue à progresser comme il le fait actuellement, dans le sillage de Pascal Papé et Dimitri Szarzewski, il pourra effectivement viser une qualification pour les quarts de la compétition.

Des intentions, il y en eut sur la pelouse du Stadium de Toulouse (une pelouse qui va devoir être bichonnée pour pouvoir être de nouveau praticable…), qui a vu l’équipe locale disposer facilement d’un Toulon dont le niveau collectif n’est toujours pas à la hauteur de celui des individualités qui le composent. Le Stade toulousain a largement dominé son sujet. Emmenés par un Louis Picamoles de gala, le pack Haut-et-garonnais a mis la main sur le ballon, un ballon exploité par une charnière internationale de haute tenue et des trois-quarts qui n’ont pas d’équivalent dans l’hexagone en terme de qualité offensive.

Le Stade toulousain hésite, paraît-il, entre HCup et Brennus, s’agissant de la compétition à privilégier. Au vu de son match du jour, les intentions du Stade semblent claires : conserver la mainmise sur le bouclier, cette année encore.

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