Grâce à sa victoire sur Pau en finale d’accession de ProD2, dimanche dernier, Mont-de-Marsan a validé son billet pour la prochaine édition du Top14. Les jaune-et-noir vont y rejoindre Grenoble, qualifié directement à l’issue de la saison régulière, les deux équipes prenant les places de Brive et Lyon.
L’an prochain, l’Aquitaine comptera cinq représentants (Agen, Bayonne, Biarritz, Bordeaux-Bègles et Mont-de-Marsan) et sera la région la mieux représentée, devant le Midi-Pyrénées, le Languedoc-Roussillon et l’Ile-de-France (deux représentants chacune). Au total, onze des quatorze clubs de l’élite évolueront au sud d’une ligne Bordeaux-Grenoble.
Même si la géographie du rugby de haut-niveau est notoirement héliocentrée, force est de constater que les efforts pour tenter de faire bouger vers le nord le centre de gravité de l’élite ovale restent pour l’instant quasi-inopérants. Si l’on excepte Paris, historique terre de rugby, les régions du nord de la Loire restent globalement fermées aux deux divisions professionnelles. Et la descente en ProD2 de Brive et Lyon, ainsi que l’échec de La Rochelle dans la course à la montée en Top14 ont plutôt dégradé la situation s’agissant de l’élite.
La vitalité de l’ovalie hexagonale s’observe d’abord dans le rugby amateur. Ce postulat permet de se rassurer en constatant que l’ensemble du territoire est quadrillé par les clubs. Et c’est cette France d’en bas du ballon ovale qui contribue à donner au rugby professionnel, année après année, une audience grandissante, y compris sur des terres peu habituées à ce sport, comme en témoigne le succès de la délocalisation du match Stade Français – SU Agen au Mans.
Cette année sera peut-être celle d’un petit évènement puisque le club de Lille dispute une demi-finale de Fédérale 1 contre Massy et qu’une victoire sera synonyme d’accession à la ProD2. On imagine assez ce qu’une telle éventualité représenterait pour ce sport, qui verrait la saison prochaine une ville du « ch’Nord » côtoyer Pau, Dax ou Tarbes, des clubs du sud rompus depuis l’origine avec le professionnalisme. Un symbole, très certainement.
Quant à la révolution, ne rêvons pas. Il serait grandement étonnant que le Top14 se peuple à court et même à moyen terme de clubs équitablement répartis sur la surface du territoire.







